Les allergies alimentaires – une rançon de notre mode de vie

Entre 1982 et 1995, les allergies alimentaires diagnostiquées ont quintuplé et aujourd’hui tous les médecins s’accordent à constater une constante augmentation de ces affections dans les pays industrialisés. En France, 8 % des moins de 15 ans et 4 % des adultes seraient touchés.

Mécanisme
L’allergie alimentaire est une réaction excessive de l’organisme à une substance inoffensive pour d’autres, mais qui déclenche, lors de son ingestion, chez la personne à tendance allergique la production de deux anticorps spécifiques : les immunoglobulines E (IgE) et les lymphocytes B (globules blancs). Les IgE se fixent à la surface des granulocytes basophiles (mastocytes), de grosses molécules du système immunitaire capables de produire de l’histamine, une protéine responsable des réactions allergiques. Lorsque ces systèmes de défense rencontrent à nouveau l’allergène concerné, ils déclenchent la production d’histamine et entraînent différents symptômes.

Manifestations
Les symptômes de l’allergie alimentaire sont multiples : gonflement des lèvres, rhinite (36 % des ronflements des enfants sont dus à des rhinites allergiques), dermatite atopique, asthme, diarrhées, maux de ventre, etc. Les symptômes les plus graves sont l’œdème de Quincke et le choc anaphylactique.

L’œdème de Quincke
C’est un gonflement des muqueuses de la sphère bucco-pharyngée, avec une sensation de tension, parfois de brûlure, et une coloration rouge de la peau, qui peut conduire à l’étouffement.

Le choc anaphylactique
Très dangereux, parfois même fatal, il se traduit par une chute brutale de la tension artérielle, une accélération du rythme cardiaque, des démangeaisons et des difficultés respiratoires.

Les plus courantes
Chez l’enfant
Les aliments les plus allergènes sont :
• Les œufs : 39 %
• Les arachides : 25 %
• Le lait et ses dérivés : 8 %
• Les poissons et les crustacés : 5 %

Chez l’adulte
Si les allergies aux œufs et à l’arachide restent en bonne place, elles sont supplantées par les classes de végétaux.
• Les fruits du groupe latex : banane, châtaigne, avocat, kiwi… 14 %
• Les rosacées : abricot, cerise, fraise, framboise, noisette, pomme, poire, prune, pêche… 13 %
• Les fruits secs et oléagineux : amande, noix, noisette… 9,5 %
• Les ombellifères : aneth, carotte, anis, coriandre, céleri, persil, graine de carvi… 9 %
Une personne peut être allergique à un seul aliment ou à plusieurs de la même famille : on parle alors d’allergie croisée comme, par exemple, le latex et le kiwi.

Diagnostic
Le médecin commence par une enquête alimentaire poussée afin de repérer quelques allergènes courants. Il prescrit ensuite une prise de sang afin de déceler la présence éventuelle d’IgE spécifiques. Enfin, un test cutané (Prick Test) confirme le diagnostic : le médecin dépose, au creux du bras, une goutte de l’allergène soupçonné. Au bout de 15 min, si une papule de plus de 3 mm est apparue, le test est positif et l’allergie avérée.

Traitement
Elimination de l’aliment incriminé
Le seul remède est la suppression totale de l’aliment responsable, ce qui n’est pas toujours aisé : de nombreux allergènes sont présents en complément dans les produits issus de l’industrie agroalimentaire, comme l’arachide qui sert de support de goût. Ces produits sont astreints à un étiquetage précis, listant tous les ingrédients intégrés, mais les aliments vendus en vrac (les bonbons par exemple) échappent à la règle.

Médicaments
Il est possible de limiter les manifestations allergiques par des médicaments spécifiques (antihistaminiques par exemple), mais les symptômes augmentant avec la répétition du contact avec l’allergène, ils perdent de leur efficacité au fil du temps.

Adrénaline
En cas de choc anaphylactique, le traitement d’urgence est l’injection intramusculaire d’adrénaline. Aussi tous les allergiques ayant déjà présenté des manifestations allergiques graves devraient posséder en permanence une seringue et une dose d’adrénaline, délivrées par leur médecin.

Le système nerveux – le chef d’orchestre de l’organisme

Réseau complexe de communication, le système nerveux  contrôle et coordonne toutes les parties du corps. Il  se compose du système nerveux central (encéphale et moelle épinière) et du système nerveux périphérique (les nerfs), lui-même divisé en système nerveux somatique et système nerveux autonome (ou végétatif).

Système nerveux central
Il est composé de l’encéphale (cerveau, cervelet, tronc cérébral) et de la moelle épinière, située à l’intérieur de la colonne vertébrale.

Son rôle
Le système nerveux central (SNC) reçoit les informations qui lui sont transmises via les nerfs par les organes des sens et les récepteurs sensitifs. Il les analyse et les interprète en fonction d’une multitude d’informations qui proviennent de l’extérieur (une distance à franchir, des dangers ou des obstacles, etc.), mais aussi  de ce que nous sommes (nos motivations, notre expérience, notre mémoire, nos apprentissage, etc.). Ce traitement de l’information, appelé intégration, aboutit à une réponse motrice qui est transmise aux muscles, aux glandes et aux organes.
Ce processus peut être volontaire et conscient (« Je prends la main de mon enfant pour traverser une rue ») ou automatique et inconscient : par exemple, les fréquences cardiaques et respiratoires augmentent lorsque l’on fait du sport, car les muscles ont besoin de plus d’oxygène.
• L’information sensorielle est transmise au SNC grâce aux nerfs, qui forment le système nerveux périphérique (SNP).
• L’information est intégrée par le SNC
• La réponse motrice survient. Dans un cas, l’influx nerveux du système nerveux central a été transmis à des muscles dits squelettiques. Dans l’autre, une série de réactions a entraîné une augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire.

Système nerveux périphérique
Divisé en deux parties, il associe Coinstar fees des nerfs et des récepteurs sensoriels.
Les nerfs ont pour fonction de transmettre des informations sensitives au système nerveux central (voie sensitive ou afférente) et de conduire les ordres du système nerveux central aux muscles, aux glandes et aux organes (voie motrice ou efférente). Les récepteurs sensoriels captent les changements se produisant à l’extérieur ou à l’intérieur du corps.

Les nerfs crâniens
Les 12 paires de nerfs crâniens prennent naissance dans l’encéphale. À l’exception de la paire de nerfs vagues qui descend jusqu’à l’abdomen, ils n’innervent que la tête et une partie du cou.
Selon leur fonction, on peut les diviser en trois groupes :
• Les nerfs sensitifs : nerfs olfactifs, optiques et auditifs.
• Les nerfs principalement moteurs : nerfs oculo-moteurs, trochléaires et oculaires externes qui commandent les mouvements des yeux, nerfs faciaux, nerfs spinaux et hypoglosses.
• Les nerfs mixtes (moteurs et sensitifs) : nerfs trijumeaux, glosso-pharyngiens et pneumogastriques ou nerfs vagues.

Les nerfs rachidiens ou spinaux
31 paires de nerfs rachidiens sortent de la moelle épinière par des orifices intervertébraux, appelés trous de conjugaison. Ces nerfs, qui sont tous mixtes (moteurs et sensitifs), innervent les différentes régions du corps (sauf la tête).
On les désigne par référence au numéro de la vertèbre au-dessous de laquelle ils émergent. Ils peuvent se regrouper et former des enchevêtrements appelés
« plexus ». Les racines L4 à S3 forment ainsi le plexus sacré d’où part le nerf sciatique.

Le stress – attention à l’excès

Indispensables à l’homme des cavernes pour réagir aux prédateurs qui le menaçaient, les réactions physiologiques induites par le stress, peuvent chez l’homo sapiens du XXIe siècle provoquer, à long terme, des effets dévastateurs.

Définition
« Stress » est un mot, issu de la physique, désignant la contrainte subie par un matériau. Au cours du XXè siècle, ce mot s’est appliqué à l’homme, induisant quelques confusions dans la mesure où il qualifie à la fois une situation subie et les effets physiologiques provoqués par celle-ci.

Situation de stress
Le stress désigne un état d’alerte provoqué par une situation donnée contraignant une personne à mettre en place des processus d’adaptation. Ainsi sur l’échelle du stress (voir encadré), mise au point par deux chercheurs américains, le mariage, événément a priori heureux, est noté plus stressant qu’un licenciement. La tension engendrée par une situation de stress dépend en effet de la façon dont on l’envisage. Prenons l’exemple d’un embouteillage : en soi, le phénomène est neutre. Pourtant, pour une personne ayant un rendez-vous important, ne voyant pas d’issue et s’angoissant pour son retard, la situation sera très stressante. En revanche, une autre pesonne, dans la même situation, prendra posément son téléphone pour prévenir de son retard, en profitera pour écouter la radio et sera, au final, nettement moins stressée. Les méthodes de gestion du stress apprennent à moditfier sa réaction cognitive face aux agents stressants.

Mécanisme
Lorsqu’une situation est jugée stressante, deux mécanismes se met en place dans l’organisme.

Au niveau neurovégétatif
Le système sympathique se met en alerte : une dose importante d’adrénaline et de noradrénaline est secrétée par la médulosurrénale (partie interne de la glande surrénale). Ces catécholamines (neurotransmetteurs) circulent dans tout l’organismes, via les ganglions sympathiques, et déclenchent des réactions d’adaptation à la situation de crise :
• accélération du rythme cardiaque, Gélévation du rythme respiratoire et de la pression artérielle,
• dilatation des bronches,
• accélaration de la dégradation des lipides et des sucres afin d’apporter de l’énergie aux organes,
• dilatation des pupilles.

Sur le plan hormonal
Si la situation se prolonge, l’hippocampe (où la situation est évaluée par comparaison à celles déjà vécues) envoie un message à l’hippothalamus. Celui-ci libère de la CRF (Corticotropin Release Factor) qui alerte l’hypophyse et commande la sécrétion d’ACTH (corticotrophine) dans la circulation sanguine. Cette hormone déclenche dans la cortiscosurrénale (partie antérieure de la glande surrénale) la production de gluccorticoïde, et notamment de cortisol, qui va produire :
• une vasodilatation,
• une dégradation des graisses,
• une baisse de la consommation du sucre par les tissus,
• une baisse de la fonction immunitaire.

Le retour à la normale
Il passe, en sens inverse, par le même itinéraire, le cortisol revenant au cerveau pour lancer les processus d’apaisement. Toutefois, si la situation se prolonge trop longtemps, ou de manière répétée, l’organisme peut se trouver débordé. En effet, la plupart des mécanisme de réaction (élévation de la tension, chute du système immunitaire) sont délétères à long terme.
Par ailleurs, il a été démontré que trop de cortisol peut détruire les neurones de l’hippocampe, gérant notamment la mémoire.
Enfin, l’accumulation de stress provoque sur le plan psychique des symptômes tels que l’irritabilité, la perte de confiance en soi, l’angoisse et peut, à terme, provoquer des dépressions.

Le squelette – l’armature du corps

Le squelette est constitué de 206 os reliés, pour la plupart, par des articulations. Il a pour rôle de supporter le poids du corps, de permettre sa mobilité et de protéger les organes internes. Classiquement, on distingue le squelette céphalique (crâne), le squelette axial (cage thoracique, colonne vertébrale et sternum) et le squelette appendiculaire (membres).

Le squelette est constitué de 206 os constants
• 60 pour les membres supérieurs,
• 60 pour les membres inférieurs,
• 57 pour le thorax,
• 29 pour le crâne.

Les articulations
Elles se définissent comme l’ensemble des éléments (cartilage, ligaments, tendons des muscles) par lesquels les os s’unissent.

Les tendons rattachent le muscle à l’os ; le cartilage recouvre les surfaces de frottement des articulations ; les ligaments maintiennent les articulations en place et les rendent flexibles.
On classe les articulations selon leur degré de mobilité.

Les articulations à grande mobilité
La forme de deux os dans une articulation est complémentaire : les extrémités osseuses – l’une convexe, l’autre concave – s’emboîtent. Les extrémités osseuses sont recouvertes d’un cartilage lisse (réduit des frictions) et d’une membrane synoviale (permet le glissement) pour former la cavité articulaire. L’articulation est entourée d’une capsule et maintenue par des ligaments et des muscles.
Ces articulations permettent une grande variété de mouvements, dans plusieurs directions (exemple : hanche, épaule, base du pouce).

Les articulations semi-mobiles
Les surfaces osseuses sont unies par des disques de cartilage et de fibres qui stabilisent l’articulation, mais limitent les mouvements. C’est le cas des vertèbres, de la symphyse pubienne, du genou et de la cheville, par exemple.

Les articulations immobiles
La surface osseuse n’est pas recouverte de cartilage (os du crâne).

Les fractures
Causées la plupart du temps par des traumatismes (chutes, chocs), parfois par des excès sportifs et exceptionnellement par des tumeurs malignes, les fractures doivent être impérativement soignées car, en cas de négligence, gêne fonctionnelle et arthrose vont se développer rapidement.
Dans la très grande majorité des cas, la personne atteinte d’une fracture souffre et a beaucoup de mal à mobiliser le membre touché. Le jour même, voire le lendemain, un hématome apparaît. Les précautions élémentaires sont de mobiliser le moins possible la partie du corps suspectée de fracture et de consulter un médecin. Le risque principal est, en plus de la douleur, de déplacer encore plus les fragments osseux.

Le sommeil du nouveau-né – un rythme à suivre

« Je n’en peux plus, mon bébé ne fait pas ses nuits », se plaignent souvent les jeunes parents. De tous les mammifères, c’est pourtant le nouveau-né humain qui dort le plus, ne semblant se réveiller pendant les premières semaines que pour réclamer à manger avant de se rendormir dès qu’il a le ventre plein.

Avant la naissance
Rappel : un enfant est appelé nouveau-né de la naissance jusqu’à l’âge de deux mois

En temps normal
• Entre la 24e et la 26e semaine de gestation, le fœtus dort pratiquement en permanence.
• De la 27e à la 32e semaine, son sommeil s’organise, avec des phases de sommeil calme et des phases de sommeil agité.
• À partir de 32 semaines (7 mois et demi) de gestation, le sommeil occupe encore 95 % du temps. Son organisation est proche de celle du nouveau-né, avec un sommeil agité – parfois confondu avec un état de veille – qui représente les deux tiers du temps en alternance avec des phases de sommeil calme, très bien identifiées par la mère.

Le nouveau-né prématuré
Un prématuré dormirait spontanément 95 % du temps s’il n’était pas perturbé par les soins, l’alternance jour-nuit et l’environnement du service de pédiatrie. À l’inverse, un prématuré très stimulé par l’environnement peut rester éveillé 25 % du temps sans présenter de trouble particulier. L’organisation du sommeil rattrape peu à peu celle d’un enfant né à terme.

À la naissance
L’organisation du sommeil
Le nouveau-né dort en moyenne 16 heures par jour, soit les deux tiers du temps, mais les variations sont importantes, de 14 à 20 heures, sans être anormales : il y a des petits et des gros dormeurs dès la naissance.
On note au moins quatre éveils nocturnes et quatre éveils diurnes, qui apparaissent globalement toutes les 3 heures, avec une plage d’éveil plus longue autour de 9 heures, 18 heures et 3 heures du matin. De multiples éveils brefs peuvent entrecouper les phases de sommeil. Cette organisation, qui ne distingue pas le jour et la nuit, persiste au moins deux à trois semaines après la naissance.
• Les éveils réguliers, avec pleurs fréquents, sont liés à la faim et au besoin de téter. Le nouveau-né se rendort, sauf lors des trois éveils plus longs, dès que la satiété est perçue et parfois avant la fin de la tétée : quelle mère n’a pas connu le nouveau-né endormi sur son sein ou sur le biberon ?
• Les éveils plus brefs, et souvent sans pleurs, peuvent être liés à une stimulation (bruit, lumière) ou un inconfort.

La structure du sommeil
Le sommeil du nouveau-né est une alternance de sommeil calme et de sommeil agité, que l’on peut enregistrer sur un électro-encéphalogramme.
• Le sommeil agité occupe 60 % du temps de sommeil. Le tonus musculaire, alors très faible, est entrecoupé de mouvements corporels plus ou moins secs et de mouvements des yeux derrière les paupières closes.
• Le sommeil calme, sans mouvements notables, occupe 35 à 40 % du temps de sommeil.
• Le sommeil transitionnel. Les 10 à 15 % du temps restant sont occupés par un sommeil transitionnel, état intermédiaire qui disparaîtra pratiquement vers l’âge de deux mois.

Vers un mois
L’organisation du sommeil
• Durée. Le sommeil du nouveau-né a évolué et commence à tenir compte du rythme jour-nuit. Sa durée a diminué d’une heure pour un total moyen de 15 heures.
• Éveils nocturnes. Il ne persiste plus en général que deux éveils nocturnes avec demande de tétée vers minuit et 4 heures du matin. Il faudra néanmoins attendre la fin du 3e mois pour que la plupart des nourrissons fassent une nuit sans éveil entre minuit et 6 heures du matin.
Deux plages d’éveil diurne s’allongent vers 6 heures et 18 heures : c’est le moment idéal pour pratiquer les soins et développer les contacts affectifs parents-enfant.
• L’endormissement reste facile. Vers deux mois, certains nourrissons s’endorment déjà plus facilement après un câlin et montrent une première résistance s’ils sentent qu’on les met au lit plus pour se débarrasser d’eux que pour leur bien-être.

La structure du sommeil
Le sommeil calme gagne un peu de temps alors que le sommeil agité recule.

Découvrez OVALIS PIER ® – la nouvelle révolution industrielle