Toucher

Toucher
Plus grand organe du corps, la peau est composée de trois couches superposées l’épiderme, le derme et l’hypoderme.Barrière protectrice du corps contre tous agents extérieurs (virus, bactéries et parasites), la peau protège les organes internes, est un organe sensoriel puisqu’elle est sensible au toucher, à la pression, à la vibration, à la douleur, au froid, à la chaleur et joue un rôle important dans la thermorégulation.

Poil
Élément annexe de la peau riche en kératine et produit par le follicule pileux. Les poils recouvrent la peau et sont localisés à plusieurs endroits stratégiques du corps. Les poils retiennent les corps étrangers et protègent la peau des agents extérieurs.

Tige du poil
Structure formée de cellules mortes qui correspond à la partie exposée du poil. Un tube de kératine morte est poussé hors du follicule pour former la tige du poil. La forme de la tige définit celle du poil.

 

Epiderme
Couche supérieure de la peau qui est elle-même constituée de plusieurs couches. L’épiderme est à la fois résistante, imperméable et élastique et protège le corps contre les agressions de l’environnement extérieur.

– Coupe de la peau: Organe constituant le revêtement extérieur chez l’homme.
– Couche cornée: Couche imperméable de cellules mortes plus ou moins désintégrées et sans noyau.
– Pore sudoripare: Petit trou à la surface de l’épiderme qui permet à la sueur de s’écouler et au poil d’émerger.
– Couche claire: Couche transparente formée de cellules qui ne se divisent plus mais ont encore un noyau.
– Couche granuleuse: Couche formée de cellules aplaties et remplies de granules de kératine.
– Couche de Malpighi: Couche formée d’une dizaine de rangées de cellules reliées entre elles par des ponts intercellulaires.
– Terminaison nerveuse: Terminaison qui détecte les stimulus et transmet la sensation de douleur.
– Couche basale: Couche profonde et germinative de l’épiderme dans laquelle les cellules se divisent constamment.

Derme
Couche moyenne de la peau contenant des fibres collagènes et des fibres élastiques, des muscles, des nerfs et des vaisseaux sanguins. Le derme contient aussi des annexes comme les follicules pileux et les glandes sudoripares. Le derme donne l’élasticité et la résistance à la peau.

– Corpuscule de Ruffini: Terminaison nerveuse qui réagit à la chaleur. Les corpuscules de Krause réagissent au froid.
– Corpuscules de Meissner sont des récepteurs sensoriels formés de terminaisons encapsulées, situés dans le derme papillaire (partie supérieure du derme), particulièrement sensibles au toucher léger.
– Tissu conjonctif: Sorte de tissu qui permet de supporter, d’ancrer, de protéger, de réparer, d’emmagasiner et de transporter des matériaux (ex. sang).
– Glande sébacée: Glande qui emplit le follicule pileux de sébum, une huile naturelle qui se répand sur le poil et à la surface de la peau.
– Canal sudoripare: Canal qui permet aux sécrétions de la glande sudoripare de se rendre à la surface de la peau.
– Muscle arrecteur: Minuscule muscle qui se contracte sous l’effet du froid ou de la peur et fait dresser le poil.
– Follicule: Petit sac dans lequel est fabriqué le poil.
– Corpuscule de Pacini: Terminaison nerveuse qui détecte les fortes pressions et les vibrations. Les corpuscules de Pacini sont les plus gros récepteurs tactiles de la peau.
– Vaisseau capillaire: Vaisseau sanguin microscopique dans lequel ont lieu les échanges gazeux.
– Glande sudoripare exocrine: Glande de la peau que l’on retrouve sur presque tout le corps, mais surtout dans les régions où la peau est plus épaisse. Ce type de glande produit la sueur qui élimine le chlorure de sodium et des déchets.
– Fibre nerveuse: Nerf sensitif de la peau servant à la sensation superficielle.
– Bulbe: Partie élargie du poil située à la base du follicule et servant de matrice au poil.
– Glande sudoripare apocrine: Glande que l’on retrouve aux aisselles, à la région pubienne et au niveau des aréoles de la poitrine. Ce type de glande sécrète un liquide épais et inodore. Ce sont les bactéries de la surface de la peau qui produisent les odeurs corporelles.

Hypoderme

Couche inférieure de la peau renfermant du tissu adipeux et jouant le rôle d’amortisseur, de réservoir énergétique et d’isolant thermique.
– Papille: Échancrure remplie de tissu conjonctif et de vaisseaux sanguins qui alimentent le poil en croissance.
– Tissu adipeux: Sorte de tissu graisseux permettant l’isolation, le support, le rembourrage et la mise en réserve de certains nutriments.
– Nerf: Nerf qui transmet les signaux nerveux de la peau à l’encéphale ou à la moelle épinière.
– Vaisseau sanguin: Structure tubulaire dans laquelle circule le sang qui apporte l’oxygène et les nutriments aux tissus et draine les déchets vers les organes excréteurs.

Main
Organe de l’avant-bras composé de 5 doigts et articulé au poignet avec le reste du bras.

– Poignet: Région du membre supérieur située entre la main et l’avant-bras, et contenant le carpe.

– Paume: La paume de la main possède environ 17 000 fibres liées à des mécanorécepteurs. À l’extrémité des doigts, la densité (140/cm2) comme la proportion (43%) en corpuscules de Meissner, récepteurs du tact, sont particulièrement importantes.

– Pouce: Il ne possède pas de phalange moyenne, contrairement aux autres doigts, il est donc plus court, mais aussi plus robuste. Ses mouvements sont contrôlés par huit muscles, ce qui en fait également le plus précis des doigts.

– Index: L’index est le deuxième doigt de la main chez l’Homme et les grands singes, situé entre le pouce et le majeur. Il sert généralement pour indiquer ou désigner un objet ou une direction (ce pouvoir peut être considéré comme maléfique). Il est également utilisé pour demander la parole en le levant, à l’école en particulier. C’est souvent le doigt utilisé par défaut, pour appuyer sur un bouton, pour écrire avec le doigt, etc. Ce doigt est le doigt de l’équilibre.

– Majeur: Aussi appelé médius, est le troisième et le plus grand doigt de la main chez l’Homme et les grands singes, situé entre l’index et l’annulaire.

– Annulaire: L’annulaire est le quatrième doigt de la main chez l’Homme et les grands singes, situé entre le majeur et l’auriculaire. Son nom provient de anneau, car c’est un doigt autour duquel on porte l’anneau de mariage.Le nom français vient du fait que c’est à ce doigt que l’on porte le plus souvent les anneaux et les bagues, et en particulier l’alliance, symbolisant le mariage.

– Auriculaire: Le cinquième doigt de la main chez l’Homme et les grands singes. Le terme auriculaire désigne ce qui a rapport à l’oreille, c’est pourquoi ce cinquième doigt porte ce nom car c’est le seul dont la taille permet d’introduire dans l’oreille. On l’appelle également petit doigt parce que c’est le plus petit des cinq doigts de la main.

– Ongle: Une partie dure et insensible du doigt ou de l’orteil d’un animal. C’est un phanère terminal kératinisé, homologue de la griffe ou du sabot. Le terme « ongle » désigne plus particulièrement la forme plate que l’on retrouve chez l’homme mais aussi chez certains animaux comme les primates.

– Lunule: La tache claire circulaire située sur la base de chaque ongle de l’être humain. Elle est beaucoup plus prononcée sur le pouce que sur les autres doigts. Elle se forme à la suite d’un relâchement dans la formation des lamelles de kératine qui composent l’ongle. Elle ne signale pas de carence particulière. La lunule est principalement visible sur le pouce de chaque main, plus rarement sur les autres doigts. L’absence de lunule au pouce peut être un signe nécessitant une investigation médicale car suggestive d’une anémie ou d’une mal-nutrition. D’autres anomalies de la lunule peuvent être des signes d’autres diagnostics médicaux. Une teinte bleue peut être observée dans le cadre d’un diabète. Une coloration rouge est plutôt évocatrice d’une maladie cardiovasculaire, d’un cancer hématologique ou d’autres entités plus graves.

Doigt
Prolongement (5) indépendant et articulé de la main. L’index, le majeur, l’annulaire et l’auriculaire sont disposés parallèlement les uns aux autres et sont composés de trois phalanges. Le pouce est localisé différemment des quatre autres doigts et est composé de deux phalanges.Les doigts jouent un rôle important dans la préhension, spécialement le pouce qui permet de s’opposer aux doigts pour saisir les objets. Les cellules sensorielles situées au bout des doigts sont d’une grande sensibilité

Pulpe: Coussinet de la face palmaire du bout des doigts comprenant des sillons parfaitement organisés que l’on appelle communément empreintes digitales.

– Phalangette: Troisième os du doigt, en partant de sa racine.
– Racine de l’ongle: Partie de l’ongle enfouie sous la peau.
– Matrice de l’ongle: Partie épaisse du lit de l’ongle qui est responsable de sa croissance.
– Lit de l’ongle: Couche basale de l’épiderme qui s’étend sous l’ongle.
– Bord libre: Partie antérieure de l’ongle que l’on laisse souvent dépasser du doigt.
– Corps de l’ongle: Modification écailleuse de l’épiderme composée de kératine, qui forme une protection sur le dos du bout des doigts. L’ongle sert aussi à ramasser de petits objets ou à gratter la peau lors d’une démangeaison.
– Lunule: Région en demi-lune qui repose sur la partie la plus épaisse de la matrice de l’ongle.
– Phalangine: Deuxième os du doigt en partant de sa racine.

 

Doigt

Prolongement (5) indépendant et articulé de la main. L’index, le majeur, l’annulaire et l’auriculaire sont disposés parallèlement les uns aux autres et sont composés de trois phalanges. Le pouce est localisé différemment des quatre autres doigts et est composé de deux phalanges.

Ouïe

Subdivisions de l’oreille selon trois parties distinctes l’externe, la moyenne et l’interne.Chacune des parties joue un rôle important dans le processus de l’audition. L’oreille externe permet de capter les sons et de les diriger vers le tympan l’oreille moyenne absorbe les sons, les amplifie et les achemine vers l’oreille interne l’oreille interne transmet les informations au cerveau où elles seront interprétées.

Oreille externe

L’oreille externe se compose du pavillon et du conduit auditif externe. Elle agit comme un récepteur en captant les sons et en les dirigeant vers le tympan. L’oreille externe est séparée de l’oreille moyenne par le tympan.

Oreille moyenne

L’oreille moyenne se compose du tympan et des osselets elle agit comme un amplificateur. L’oreille moyenne est une Coinstar fees petite cavité irrégulière remplie d’air et située dans l’os temporal. Une membrane muqueuse la tapisse, ce qui lui permet d’en absorber les sons.

Oreille interne

L’oreille interne se compose de la cochlée (limaçon) et du nerf auditif elle agit comme un transmetteur. L’oreille interne est une cavité remplie de liquide et connectée au cerveau par le nerf auditif.

Pavillon
Cartilage avec repli recouvert de peau ayant la forme d’un coquillage.Le pavillon capte les ondes sonores et les transmet à l’oreille interne par le conduit auditif externe.

– Hélix: Repli entourant le pavillon de l’oreille.
– Gouttière de hélix: Creux terminant l’hélix.
– Anthélix: Partie un peu plus creuse de l’oreille délimitée par l’hélix.
– Fossette naviculaire: Repli de l’oreille ayant la forme d’un navire.
– Racine de l’hélix: Partie de l’hélix.
– Orifice du conduit auditif externe: Embouchure du canal situé dans l’os temporal par lequel les sons se rendent au tympan.
– Conque: Fosse profonde de l’oreille externe.
– Tragus: Saillie située à l’avant et à l’extérieur de l’orifice du conduit auditif externe.
– Antitragus: Saillie de l’oreille située à l’opposé du tragus.
– Echancrure de la conque: Dépression profonde à la base de l’orifice du conduit auditif.
– Queue de l’hélix: Extrémité de l’hélix, s’étendant jusqu’à la partie supérieure du lobe.
– Lobule: Partie charnue située à la base de l’oreille.

Coupe de l’oreille
Organe de l’équilibre et de l’audition divisé en trois parties externe, moyenne et interne.L’oreille est responsable de l’audition et de l’équilibre. Elle capte le son et l’achemine vers le conduit auditif externe, transforme les ondes de pression de l’air en impulsions nerveuses et les achemine au cerveau.

Osselets
Os (3) qui permettent l’amplification et la transmission des vibrations sonores du tympan jusqu’à l’oreille interne.

Nerf vestibulaire
Nerf qui fournit les informations au cervelet (partie postérieure du cerveau) et transmet les signaux reliés à l’équilibre et aux mouvements de la tête.

Nerf facial
Nerf qui innerve en partie la peau de l’oreille.

Nerf cochléaire
Nerf sensoriel appartenant au nerf auditif et véhiculant jusqu’au bulbe les impressions auditives recueillies dans la cochlée (limaçon).

Cochlée (limaçon)
Ensemble de conduits spiralés à l’intérieur desquels se trouvent du liquide et des cellules réceptrices (tapissées de cils) de l’audition. Le liquide contenu dans le limaçon transforme les vibrations des osselets en un mouvement de va-et-vient. Les vibrations se transforment en messages nerveux et sont acheminés jusqu’au cerveau. C’est par le limaçon que l’on distingue, par exemple, les sons forts des sons faibles.

Canal semi-circulaire antérieur
Canal en forme de C rempli de liquide gélatineux et tapissé de cils. Ce canal est relié à la cochlée (limaçon) et permet au cerveau de détecter les changements de position de la tête en plus d’être responsable du sens de l’équilibre et du mouvement de la tête.

Canal semi-circulaire postérieur
Canal en forme de C rempli de liquide gélatineux et tapissé de cils. Ce canal, relié à la cochlée (limaçon), permet au cerveau de détecter les changements de position de la tête en plus d’être responsable du sens de l’équilibre et du mouvement de la tête.

Canal semi-circulaire externe
Canal en forme de C rempli de liquide gélatineux et tapissé de cils. Ce canal est relié à la cochlée (limaçon) et permet au cerveau de détecter les changements de position de la tête en plus d’être responsable du sens de l’équilibre et du mouvement de la tête.

Fenêtre vestibulaire
Fine membrane qui sépare l’oreille moyenne de l’oreille interne et qui vibre simultanément avec l’étrier. Les vibrations de la fenêtre vestibulaire se propagent au fluide situé dans les canaux semi-circulaires de l’oreille interne.

Etrier
Plus petit os du corps (4 mm), l’étrier s’appuie sur la fenêtre vestibulaire et la fait vibrer.

Vestibule
Cavité comprise entre la cochlée et les canaux semi-circulaires.

Membrane du tympan
Fine membrane flexible constituée de tissu conjonctif et recouvert d’un épithélium. Au contact des ondes sonores, la membrane vibre et transmet les vibrations reçues à l’oreille moyenne.

Enclume
Os de 7 mm de long de forme semblable à une dent.

Conduit auditif externe
Conduit recouvert de poils et de glandes cérumineuses. Le cérumen — enduit protecteur naturel — sécrété par ces glandes permet de retenir les poussières et les insectes. Le conduit auditif externe concentre les vibrations de l’air et les dirige vers le tympan.

Trompe d’Eustache
Fin canal qui relie l’oreille moyenne au pharynx. La trompe d’Eustache permet d’uniformiser la pression atmosphérique de part et d’autre du tympan.

L’odorat

Organe de l’odorat, le nez est la partie saillante du visage et se compose de deux narines et d’une ossature molle en cartilage.
Bien qu’il réchauffe, filtre et humidifie l’air que nous respirons, le nez participe aussi au sens de l’odorat. Les substances chimiques présentes dans l’air stimulent le nez et nous informent de ce qui nous entoure. Le nez agit un peu comme un système d’alarme une odeur de nourriture nous ouvrira l’appétit tandis qu’une odeur de fumée nous préviendra d’un danger. Le nez joue aussi un rôle dans la locution.

Les fosses nasales constituent l’étage supérieur des voies respiratoires : elles s’ouvrent à la fois vers l’extérieur (narines) et vers le pharynx (narines internes, ou choanes). Elles ont une forme irrégulière due à l’existence de trois cornets osseux, et communiquent par de petits orifices avec les sinus des os avoisinants : frontal, ethmoïde, sphénoïde, maxillaires.

La muqueuse qui tapisse les fosses nasales est riche en vaisseaux sanguins, d’où sa couleur rose. Elle renferme de nombreuses glandes à mucus qui la maintiennent constamment humide. Cette muqueuse réchauffe, humidifie et filtre partiellement l’air inspiré.

A la muqueuse rose s’oppose la muqueuse jaune, à rôle sensoriel. Celle-ci forme sur le cornet supérieur une tache de l’ordre du centimètre carré. Elle est pauvre en vaisseaux et en glandes, mais elle contient les terminaisons nerveuses du nerf olfactif
Cette zone olfactive est sensible à certaines substances solubles dans le mucus nasal. Quand le mucus est rare (par temps sec), l’olfaction est moins bonne. Quand, au contraire, le mucus est trop abondant (en cas de rhume), l’odorat disparaît quasiment.

Cet odorat permet de contrôler l’air inspiré. En réalité, ce contrôle est très imparfait : ainsi l’oxyde de carbone est parfaitement inodore. De plus il est très variable d’une personne à l’autre et selon les circonstances : par exemple il est augmenté lors de la grossesse et avant les règles et diminué chez le fumeur ou avec certains médicaments.
D’autre part, l’odorat joue un rôle majeur dans la gustation, les aliments sont plus sentis que véritablement goûtés.

L’inflammation de la muqueuse nasale (rhume) peut se communiquer aux sinus voisins (sinusite). Chez les enfants ou chez les personnes qui se mouchent trop violemment et ne prennent pas la précaution de souffler d’une narine, puis de l’autre, l’infection gagne la trompe d’Eustache, d’où elle peut atteindre l’oreille moyenne (otite) et même les cellules mastoïdiennes (mastoïdite)

Le nez comporte une charpente osseuse et cartilagineuse délimitant les fosses nasales.

La charpente osseuse est constituée par les os propres du nez qui sont soudés au massif facial et qui se prolonge en avant par du cartilage.

Les fosses nasales droite et gauche sont séparées par la cloison nasale. Elles s’ouvrent en arrière dans le cavum par un orifice appelé choane.

A l’intérieur de chaque fosse nasale se trouvent trois structures superposées, les cornets, tissus en relief faisant saillie et jouant un rôle important dans la respiration.

Le nez communique avec :

Les sinus
Les voies respiratoires
Les voies lacrymales

Les fosses nasales représentent macroscopiquement deux cavités centro-faciales parallèles.

Microscopiquement :

La muqueuse qui tapisse cette infrastructure osteo-cartilagineuse complexe n’est pas homogène. Sous la lame criblée, la muqueuse olfactive est progressivement remplacée par une muqueuse respiratoire d’épaisseur variable, très riche en glandes et en plexus vasculaire.

Enfin, le système immunitaire annexé à la muqueuse respiratoire se situe aux sein de cellules, regroupés en amas lymphoïdes microscopiques (follicules lymphoïdes sous-épithéliaux diffus) ou macroscopiques (végétations adénoïdes).

Fonctions du nez et des sinus :
20 000 litres d’air traversent chaque jour le nez. Le nez et les sinus ont trois fonctions principales.

Conditionnement: La première fonction est de conditionner l’air inspiré destiné aux échanges respiratoires en le filtrant, l’humidifiant et le réchauffant.

Immunitaire: La seconde fonction est immunitaire, de nombreuses aéroportées (pollution, poussières, pollens, virus, bactéries, champignons..) doivent être éliminées.

Odorat: La troisième fonction est olfactive

A. Fonction respiratoire nasale :

1) Régulation des débits aériens:

La morphologie interne des fosses nasales imprime forme, direction, volume et vélocité à l’air inspiré. Les variations de remplissage des plexus vasculaires, siège de constantes variations vaso-motrices conditionnent le volume et la vélocité. Le régime d’écoulement d’air à l’intérieur des fosses nasales est donc turbulent et instable.

2) Filtre et épurations:

Les mouvements tourbillonnaires du courant aérien favorisent son contact avec la muqueuse des fosses nasales. Les particules en suspension sont alors filtrées en adhérant au mucus qui tapisse la surface épithéliale. Le mouvement muco-ciliaire se charge ensuite de l’épuration du mucus contaminé.

3) Humidification:
Le mucus est composé à 95% d’eau. Deux mécanismes essentiels : la convexion et la diffusion permettent les transferts d’eau du mucus vers l’air inspiré.

4) Réchauffement:
Du sang à 37°C traverse en permanence les plexus vasculaires et vont réchauffer  les fosses nasales à la façon d’un chauffage central.

B. Fonction immunitaire nasale :

Le nez a les capacités de contenir les agressions aéroportées, empêchant leur propagation à l’oreille moyenne et aux bronches, et leur diffusion dans l’organisme. Trois lignes de défense s‘articulent pour assurer cette fonction.

1) La défense épithéliale:

Elle s’organise autour de 2 systèmes :

– La barrière épithéliale

– Le système muco-ciliaire : un film de 10μ d’épaisseur, le mucus, recouvre la surface de l’épithélium. Ce mucus est un gel visco-élastique contenant de nombreux éléments immuno-compétents. Les cils des cellules ciliées battent de façon constante et synchrone emmenant ce mucus vers le pharynx afin de l’éliminer.

2) Le système immunitaire annexé à la muqueuse nasale:

Les IgA sécrétoires constituent la classe dominante des immunoglobulines présentent dans la les sécrétions nasales. Elles possèdent des propriétés multiples comme l’inhibition de l’adhérence bactérienne à la muqueuse, la neutralisation des virus et toxines et la limitation de l’absorption des antigènes.

3) L’inflammation non spécifique:

C’est une réaction physiologique et continue de défense et d’adaptation de l’organisme à son environnement, par le biais de l’inflammation.

C. Fonction olfactive :

L’olfaction est un sens chimique, le plus ancien et le plus primitif dans l’évolution des espèces. Dès cinq sens, c’est aussi le plus paradoxal: dominant dans le monde animal, même chez les mammifères supérieurs, il semble chez l’homme être un sens marginal, par rapport à ceux de la vision et de l’audition.

Pourtant ce sens est bien présent et participe à notre vie quotidienne, ne serait ce que pour apprécier la qualité de notre alimentation ou éveiller nos comportements érotiques. Cette fonction permet également de bloquer l’inspiration de substances odorantes dangereuses pour l’organisme comme l’ammoniaque.

Ses capacités d’apprentissage des sensations olfactives lui permettent d’ajouter sans cesse de nouvelles informations dans un contexte d’hédonisme, de souvenir et de vie relationnelle.

L’olfaction pourrait apparaître comme le sens qui lie entre eux les autres sens et les affinant, les réunissant, présiderait à la complexité et à l’individualité de l’être humain.

L’olfaction est soit directe par une inspiration nasale, soit par la voie de la retro-olfaction lors d’une inspiration buccale, entraînant une remontée des molécules odorantes en arrière du voile du palais vers la fente olfactive.

La rencontre des molécules odorantes avec les neurones de l’épithélium olfactif est le point de départ de l’activation de la voie olfactive qui transmet l’information nerveuse aux bulbes olfactifs.

Mécanisme inflammatoire de l’obstruction nasale

Trois évènements physiopathologiques expliquent l’obstruction nasale :

1) L’oedème inflammatoire de la muqueuse: rapidement après son agression la muqueuse de la fosse nasale libère de nombreux médiateurs de l’inflammation qui vont augmenter la perméabilité vasculaire et la vasodilatation de la muqueuse nasale engendrant œdème et congestion nasale.

2) La congestion vasculaire: la phase tardive de l’inflammation entraîne la libération d’autres médiateurs comme les cytokines qui vont majorer l’intensité de la congestion.

3) L’hypersécrétion du mucus: Au cours de l’inflammation muqueuse il existe parallèlement une augmentation de la sécrétion du mucus de la muqueuse nasale.

L’association de:

– la congestion tissulaire,
– la vasodilatation des vaisseaux de la muqueuse nasale
– et l’accroissement du mucus des sécrétions nasales
– engendrent une réduction du diamètre nasal interne, et de ce fait une majoration de la résistance à l’écoulement du flux d’air.

Fosses nasales

Cavité séparée par un septum donnant lieu à deux parties appelées fosses nasales. Chaque fosse est tapissée d’une muqueuse très vascularisée. Bien que les fosses nasales soient la principale porte d’entrée de l’appareil respiratoire, elles participent de plus à la perception des odeurs puisque la muqueuse nasale qui s’y trouve contient des récepteurs olfactifs.

Les fosses nasales permettent l’olfaction, grâce à la zone olfactive, une zone recouverte de cellules sensibles aux odeurs. Lorsque nous inspirons, des particules volatiles entrent en contact avec cette zone qui les identifie. Ces cellules olfactives sont munies de petits cils enfouis dans le mucus présent dans le nez. Elles réagissent aux molécules dissoutes dans le mucus. Le mucus est le liquide du nez, tandis que la salive est le liquide de la bouche. Les sensations perçues sont traduites en influx nerveux. L’influx nerveux est transmis par le nerf et le bulbe olfactif et ira jusqu’au cortex cérébral qui décodera les odeurs. Le nez peut reconnaître plus de dix mille odeurs. Les fosses nasales jouent aussi un rôle important dans la respiration et la phonation.

Sinus frontal: Cavité située à l’avant du crâne et au-dessus de l’orbite de l’oeil. Le sinus frontal se connecte avec l’intérieur du nez.

Os de nez: Les os du nez sont deux petites oblongs os , variant en taille et en forme dans les différents individus, ils sont placés côte à côte à la partie moyenne et supérieure de la face à , et la forme, par leur jonction, «le pont» de l’ nez. Chacun a deux faces et quatre bords. La surface extérieure est concavoconvex de haut en bas, convexe de tous côtés, il est couvert par l’ procerus et Compresseur narine , et perforée autour de son centre par un trou, pour la transmission d’une petite veine .
La surface intérieure est concave dans le sens latéral, et est traversé de haut en bas, par une rainure pour le passage d’une branche de l’ nerf nasociliaire .
La nasale s’articule avec quatre os: deux du crâne, le frontal et ethmoïde deux, et de la face, à l’opposé du nez et le maxillaire.

Cartilage de la cloison nasale: Substance élastique située dans la cloison nasale.

Cartilage de l’aile du nez : Les cartilages du nez ou cartilages nasaux : Le squelette du nez comprend deux parties : l’une osseuse en position supérieure, l’os nasal ou os propre du nez, l’autre cartilagineuse en position inférieure et responsable de la forme du nez. Les cartilages latéraux du nez sont situés de part et d’autre de la ligne médiane, juste sous la partie osseuse et au-dessus des ailes du nez. Les ailes du nez sont modelées par les grands cartilages alaires ou cartilages des narines ou cartilages des ailes du nez. La ligne médiane est constituée par le cartilage de la cloison ou cartilage septal. A l’arrière de l’aile du nez, au contact de la face, se trouvent deux cartilages supplémentaires ou cartilages accessoires ou cartilages sésamoïdes ou petits cartilages alaires.

Le nerf olfactif : L’appareil récepteur est constitué par la tache olfactive située dans la muqueuse nasale. Les filets olfactifs (« nerf olfactif ») pénètrent dans le crâne par la lame criblée de l’ethmoïde et se terminent dans le bulbe olfactif où ils font synapse avec le deuxième neurone dont les axones constituent les bandelettes et les stries olfactives. La quasi totalité des fibres se terminent dans l’aire olfactive primaire (uncus de l’hippocampe)Le sujet ayant les yeux fermés, on présente successivement devant chaque narine (l’autre étant obstruée) des substances odorantes (tabac, parfum, savon, orange…). Les troubles olfactifs dus à une lésion du ou des nerfs olfactifs sont rares. L’anosmie unilatérale peut être révélatrice d’une lésion focale (méningiome). L’anosmie bilatérale est le plus souvent le résultat de traumatismes crâniens.La fracture de la lame criblée de l’os ethmoïde, point de faiblesse de la base du crâne, peut dilacérer les filets olfactifs qui la traversent et entraîner une anosmie irréversible.

Le bulbe olfactif (BO), parfois appelé lobe olfactif, est une région du cerveau des vertébrés dont la fonction principale est de traiter les informations olfactives en provenance des neurones chémorécepteurs olfactifs. C’est une structure paire – il y a deux bulbes olfactifs – légèrement détachée du cerveau et la plus proche de la cavité nasale.
Le bulbe olfactif est la première région du système nerveux central à traiter l’information olfactive. Il reçoit l’information olfactive en provenance de l’épithélium olfactif qui est la structure de réception des odeurs. Le bulbe olfactif effectue un traitement et un codage de l’information avant de l’envoyer vers les structures supérieures du cerveau. Les neurones principaux du bulbe olfactif sont les cellules mitrales qui reçoivent l’information directement des récepteurs olfactifs ; après intégration, elles l’envoient via leurs axones aux autres régions du cerveau.
Chez de nombreux vertébrés, le bulbe olfactif est la structure cérébrale la plus rostrale (en avant). Chez l’espèce humaine, en revanche, le bulbe olfactif est situé dans la partie inférieure du cerveau, juste au-dessus de la lame criblée de l’os ethmoïde (région osseuse dont les perforations laissent passer les rameaux du nerf olfactif), directement en relation avec l’épithélium olfactif, en contact avec l’air inspiré, de l’autre côté de la lame criblée.
Le bulbe olfactif est également une des deux seules structures cérébrales à être continuellement approvisionnées en neurones tout le long de la vie adulte (l’autre étant l’hippocampe), mécanisme appelé neurogenèse adulte.
Le bulbe olfactif est constitué d’un paléocortex laminaire, c’est-à-dire un cortex où les corps cellulaires des neurones sont organisés en trois couches superposées, contrairement aux six couches du néocortex. Cette organisation témoigne de l’origine ancienne, sur le plan phylogénique, du cortex olfactif.
De l’extérieur vers l’intérieur les différentes couches concentriques et constitutives du bulbe olfactif sont :
•    la couche des nerfs
•    la couche glomérulaire
•    la couche plexiforme externe
•    la couche des cellules mitrales
•    la couche plexiforme interne
•    la couche des cellules granulaires
Il s’agit de la couche la plus périphérique des bulbes olfactifs. Les bulbes olfactifs reçoivent les fins filets nerveux (ensembles d’axones) en provenance de l’épithélium olfactif qui propagent donc l’information sur les odeurs captée au niveau de chémorécepteurs. Ces fibres, dont la distribution respecte la topographie de l’épithélium, pénètrent dans quelques milliers de glomérules olfactifs. Dans cette couche se situe également une population gliale particulière car spécifique au bulbe olfactif.
Les terminaisons axonales des neurones récepteurs olfactifs convergent ainsi vers chacun de ces amas glomérulaires de 150 à 250 μm, délimités par une capsule gliale, et formés uniquement par des milliers de synapses groupées autour de 2 à 5 dendrites apicales de gros neurones, appelés cellules mitrales, dont les corps cellulaires sont placés 200-300 micromètres au-dessous (dans la couche des cellules mitrales).
Le glomérule est une structure sphérique de 150 à 250 µm de diamètre. Elle est située dans la périphérie des BOs et en constitue une couche spécifique. Chez le rongeur (souris, rat), on compte en moyenne 1 800 glomérules au sein d’un BO. Il s’agit d’une structure conservée à travers l’évolution des espèces et dévolue au traitement de l’information olfactive. C’est dans ces glomérules que les axones des neurones récepteurs olfactifs font synapses avec les dendrites apicales des cellules mitrales, cellules principales du BO. La périphérie des glomérules est constituée d’interneurones particuliers appelés cellules périglomérulaires. Ces cellules interviennent lors du traitement de l’information olfactive, elles modulent la transmission de l’information entre les neurones récepteurs olfactifs et les cellules mitrales.
Une particularité du contenu intraglomérulaire est le fait qu’on y rencontre une partie des terminaisons nerveuses en cours de dégénérescence, une autre partie de fibres est en cours de repousse et le reste, dans une proportion qui dépend des situations olfactives antérieures est en état opérationnel. Ainsi, même si on détruit totalement le neuroépithélium par le tétroxyde d’osmium, les glomérules se vident partiellement de leurs synapses mais d’autres repoussent pour les remplacer. Les neurones périglomérulaires et la névroglie occupent l’espace. Mais en moins de 8 jours, les synapses ont repoussé et reconstituent le potentiel d’identification des odeurs antérieur, sauf si on stimule pendant cette période en se servant de nouvelles odeurs. Dans ce cas, la mémoire juste antérieure à la destruction du neuroépithélium se restructure. En ce sens le bulbe olfactif contient potentiellement beaucoup d’informations sur la formidable plasticité du tissu nerveux, une partie des cellules du BO (les cellules granulaires et périglomérulaires) sont en effet la cible d’un renouvellement permanent via le processus de neurogenèse à l’âge adulte. Ces cellules sont renouvelées à partir d’une niche de cellules progénitrices située dans la zone sous-ventriculaire.
Les voies olfactivesLes axones qui sortent des cellules mitrales se rendent en partie au bulbe opposé et en partie vers le noyau olfactif antérieur. Les fibres ré-émises vont au cortex olfactif, vers le cortex limbique, vers l’hippocampe ou les corps mamillaires. On comprend ainsi le rôle inconscient de l’olfaction dans beaucoup de comportements fondamentaux dépendants de l’hypothalamus et du système limbique (sexualité, faim, sociabilité,..) Les voies olfactives sont les seules voies à ne pas faire relai d’abord dans le thalamus. Mais des informations traitées dans le cortex olfactif entrent dans le thalamus antérieur, de sorte que nous avons souvent une mémoire associative des odeurs plutôt qu’une mémoire absolue. L’anecdote rapportée par Proust pour qui des madeleines rappelaient des souvenirs d’enfance précis, est une illustration de l’importance des liens cognitifs à la mémoire olfactive.

Bulbe olfactif accessoire
Le bulbe olfactif accessoire est une structure distincte, qui se situe dans la région dorsale-postérieure du bulbe olfactif, notamment chez les macrosmates (ex: rat). Il forme un système sensoriel parallèle et indépendant du traitement des odeurs par le bulbe olfactif. C’est en effet la seconde structure de traitement du système olfactif accessoire. Il reçoit des informations de l’organe voméronasal, un épithélium particulier de la cavité nasale, chargé de détecter notamment les phéromones, entre autres stimuli chimiques. Comme le bulbe olfactif principal, il contient des glomérules où les récepteurs forment des synapses avec les cellules mitrales. Par contre, les cellules mitrales du bulbe olfactif accessoire projettent leurs axones vers l’amygdale et l’hypothalamus et non vers le cortex. Le système olfactif accessoire est impliqué dans les comportements d’agression et d’accouplement.
Cette structure n’est pas présente chez l’homme adulte, même si le bulbe olfactif principal peut également jouer ce rôle. Diverses expériences montrent ainsi des capacités de reconnaissance olfactives mère-enfants chez l’homme, ou encore des influences sur le choix d’un partenaire chez la femme, qui peuvent être assimilées à la présence d’un système olfactif accessoire. Néanmoins, certaines structures présentes pendant l’embryogenèse disparaissent ou se retrouvent intégrées dans le bulbe. Pourtant on parle de bulbe olfactif accessoire et de complexe glomérulaire modifié (dans le bulbe, c’est une dizaine de très gros glomérules), des structures qui permettent au nouveau-né de reconnaître sa mère parmi les autres individus du groupe. On pense aussi que l’organe voméronasal, quelques cellules olfactives placées dans la cloison nasale, sont présentes peu avant la naissance du bébé humain. Ainsi, s’il n’est plus visible, il laisse des traces d’une calbindin spécifique du système primitif identifiables plusieurs mois après la naissance.
Pathologies Du fait de leur position profonde il y a peu d’images montrant des anomalies bulbaires relatives à des neuropathies. Pourtant certaines pathologies décrivent une diminution de taille du bulbe, voir son absence :
•    la maladie de Kalman (syndrome adiposogénital) dans laquelle l’altération du gène KAL1 qui produit une protéine, l’anosmine, impliquée dans la formation du système olfactif peut induire une agenèse du bulbe.
•    l’holoproencéphalie, problème de séparation des hémisphères cérébraux, selon son degré de sévérité et la microcéphalie et la septodysplasie, une forme moins sévère d’holoprosencéphalie, sont souvent accompagnées de l’absence de bulbe olfactif.
La dégénérescence bulbaire : elle est décrite dans diverses maladies neurodégénératives telle Alzheimer, Parkinson, mais aussi dans divers troubles neuropsychiatriques dans lesquels certaines analyses montrent une régression bulbaire. Il apparaît en particulier que des troubles olfactifs chroniques, des hallucinations olfactives peuvent être associés à des altérations neurologiques aussi variées que l’épilepsie ou la maladie de Parkinson.

Lame criblée de l’ethmoïde: Structure osseuse formant le plancher crânien à cet endroit.

Tractus olfactif: Faisceau de fibres qui conduisent l’impulsion nerveuse entre les récepteurs olfactifs et le cerveau.

Cornet supérieur: Repli osseux situé dans les fosses nasales.

Cornet moyen: Repli osseux situé dans les fosses nasales.

Méat: Passage entre deux cornets. C’est à cet endroit que se trouvent les muqueuses olfactive (cellules olfactives) et respiratoire (cellules à mucus).

Cornet intérieur: Repli osseux situé dans les fosses nasales.

Le rhinopharynx ou nasopharynx: La partie supérieure du pharynx au-dessus du voile du palais constituée des fosses nasales. Il commence derrière les cornets, dans la région postérieure des cavités nasales: les choanes. Il est en communication avec la trompe auditive (oreille moyenne) et se termine derrière l’uvule. L’épithélium y est pseudostratifié prismatique cilié.

La trompe d’Eustache ou trompe auditive est un conduit osseux et fibro-cartilagineux reliant la paroi antérieure de l’oreille moyenne au rhinopharynx, c’est-à-dire l’arrière-nez. Elle a été décrite pour la première fois en 1543 par le médecin italien Bartolomeo Eustachi, mais c’est Antonio Valsalva qui la nommera en l’honneur d’Eustachi, et qui en fera une description exacte et en déterminera le fonctionnement.La trompe d’Eustache est un conduit étroit qui relie l’oreille moyenne et le rhino-pharynx (la partie de la gorge qui se situe au-dessus du voile du palais, en arrière du nez). Elle mesure en moyenne 3,7 cm de long. Elle est constituée de deux cône allongés unis par leurs sommets (isthme tubaire) ces deux segments font entre eux un angle de 160° ouvert vers le bas. La trompe a une direction générale en dedans en bas et en avant.

– le cône externe (1,0cm) est osseux et c’est le protympanum du rocher (os temporal). Il s’ouvre dans l’oreille moyenne par un orifice de 5 mm de haut sur 2mm de large et s’abouche avec la trompe cartilagineuse par une orifice très étroit de 2mm de haut pour 1mm de large
– le cône interne 2,5cm est fibro-cartilagineux, il fait partie du pharynx. Il s’ouvre au niveau du pharynx par un orifice de 8mm de hauteur pour 5mm de large. Toutefois cet orifice au repos est pratiquement collabé et ne s’ouvre qu’aux mouvements de déglutition ou de béance tubaire volontaire (connu des plongeurs). Cette partie est constituée d’un cartilage en forme de gouttière ouverte vers le bas, complétée par une lame fibreuse qui forme la partie antérieure et inférieure de la trompe.

Les muscles sont au nombre de deux

– le péristaphylin externe (muscle tenseur du voile du palais : agit par sa couche profonde sur la trompe d’eustache en abaissant son plancher)

– le péristaphylin interne (muscle élévateur du voile du palais, il s’insère sur la plaque médian du cartilage tubaire ; sa contraction ouvre la trompe surtout au niveau de son orifice pharyngé)

La trompe d’Eustache joue un rôle dans plusieurs fonctions :

une fonction mécanique, sa fermeture empêche l’introduction d’agents pathogènes, de sécrétions nasales dans l’oreille moyenne, mais également l’arrivée de sons vocaux directement dans cette cavité ;
une fonction de clairance muco-ciliaire, dans sa partie basse, au plus près du rhino-pharynx, chargée d’évacuer les corps gênants de l’oreille moyenne ;
une fonction équipressive, chargée d’égaliser la pression des deux côtés du tympan pour éviter sa rupture en cas de grande différence de pression entre le milieu extérieur et l’oreille moyenne.

La fonction de la trompe est d’égaliser les pressions entre l’oreille moyenne normalement remplie d’air et le milieu extérieur.

Dans les conditions normales, la trompe, fermée au repos, s’ouvre pendant une fraction de seconde lors de la déglutition ou d’un bâillement. À ce moment, l’air reste dans l’oreille moyenne et remplace celui qui a été absorbé par la muqueuse ou corrige la pression qui a été modifiée par un changement d’altitude. Tout ce qui peut perturber le fonctionnement de la trompe d’Eustache occasionne des troubles de l’oreille moyenne avec retentissement sur l’audition.

L’obstruction ou le blocage de la trompe d’Eustache entraîne par résorption de l’air une baisse de pression dans l’oreille moyenne, avec rétraction du tympan. Chez l’adulte, ceci se traduit par une sensation de tension, d’oreille pleine, d’inconfort, de baisse auditive et de bourdonnement. Si les troubles persistent, du liquide va diffuser et remplacer l’air, créant une otite séreuse (il existe un épanchement de liquide clair dans l’oreille). Ceci arrive assez souvent chez l’enfant qui fait des épisodes infectieux rhinopharyngés ou des allergies. Beaucoup plus rarement le tube peut rester béant. On appelle ceci la béance de la trompe d’Eustache qui se manifeste chez l’adulte par la sensation d’entendre sa respiration, la voix qui se réfléchit.

Chez les jeunes enfants, on place parfois un aérateur trans-tympanique pour aérer l’oreille moyenne lorsque la trompe d’Eustache ne remplit pas sa fonction. Chez les sujets de plus de 5 ans et demi – 6 ans souffrant régulièrement d’otites séreuses ou d’otites séro-muqueuses, une rééducation tubaire est recommandée à titre préventif. Il est parfois nécessaire de pratiquer une paracentèse ou perforation du tympan sous anesthésie afin de permettre au liquide de s’écouler et à la pression de s’équilibrer de part et d’autre de tympan.

Sinus sphénoïdal: Cavité située derrière les fosses nasales.

Maxillaire: Os qui supporte les dents du haut et correspond à la mâchoire supérieure.

Voûte du palais (palais dur): Partie avant du palais formée par des os et séparant la cavité buccale des fosses nasales. Grâce à cette surface rigide, la langue peut pousser la nourriture dessus permettant la mastication et la déglutition.

Voile du palais (palais mou): Partie arrière du palais formée surtout de muscles et dépourvu de renforcement osseux. La voûte du palais se relève pour empêcher les aliments et les liquides de refluer vers les fosses nasales.

Luette: Saillie musculaire en forme de cône et suspendue sur le palais mou (voile du palais). La luette joue un rôle important dans la déglutition puisqu’elle permet d’obstruer les voies aériennes quand les aliments sont avalés. Elle contrôle aussi l’air à l’entrée du pharynx lors de l’émission des sons.

 

 


Le cerveau

 

LE CERVEAU
LE SYSTÈME NERVEUX

Il a la taille et l’apparence d’un petit chou-fleur. Mais grâce à ses 100 milliards de cellules nerveuses (autant qu’il y a d’étoiles dans notre galaxie !), nous pouvons penser, planifier, parler, imaginer… et en même temps avoir conscience de tout ça.

Le cerveau possède deux hémisphères cérébraux qui s’occupent chacun d’un côté du corps. Sauf que le contrôle est croisé : l’hémisphère droit s’occupe du côté gauche du corps et vice versa !

Chacun de ses hémisphères dépliés serait aussi grand qu’une pizza extra-large ! C’est pour cela qu’il est obligé de se replier sur lui-même en de nombreuses circonvolutions pour tenir dans notre crâne.

LE SYSTÈME NERVEUX
LE CERVEAU

Le cerveau est un peu comme la tour de contrôle de notre corps. Il doit être tenu au courant rapidement des besoins de l’organisme et des ressources disponibles dans l’environnement pour les satisfaire.

Il y parvient grâce à un vaste réseau de câbles disséminés partout dans l’organisme : les nerfs. Avec le cerveau et la moelle épinière, ils forment le système nerveux.

Pour distinguer les centres de commande des voies d’information, on subdivise le système nerveux en deux (passez votre curseur sur les titres pour visualiser les systèmes) :

LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL

C’est le cerveau et son prolongement naturel, la moelle épinière, située au centre de notre colonne vertébrale. Cette dernière offre avec le crâne une véritable armure au précieux système nerveux central.

LE SYSTÈME
NERVEUX
PÉRIPHÉRIQUE

Ce sont les nerfs, dont certains recueillent de l’information et d’autres diffusent les ordres. Les nerfs du visage entrent et sortent directement du cerveau. D’autres atteignent le cerveau en passant par la moelle épinière. Les nerfs du système nerveux périphérique sont à leur tour subdivisés en deux catégories.

UN CERVEAU OÙ LE NOUVEAU SE BÂTIT SUR L’ANCIEN

Quand on observe l’anatomie d’un cerveau humain pour la première fois, on peut facilement être dérouté. Que signifient en effet tous ces replis, toutes ces structures se chevauchant les unes les autres ?

Comme tout organisme ou organe biologique, la forme du cerveau s’éclaire et prend tout son sens lorsqu’on le considère à la lumière de l’évolution qui a mené jusqu’à lui.

Le modèle sans doute le plus célèbre qui permet de considérer la structure du cerveau en relation avec son histoire nous vient de Paul MacLean et de son fameux « cerveau triunique ». Plusieurs éléments de ce modèle, popularisé à partir des années 1960, ont cependant dû être révisés au fil des décennies à mesure que les données neuro-anatomiques s’accumulaient (voir les deux premières capsules histoire à gauche).

En gardant ces mises en garde à l’esprit, on peut rappeler que le modèle original de MacLean affirmait que trois cerveaux distincts, apparus successivement au cours de l’évolution, cohabitaient en nous :

– un cerveau « reptilien », le plus ancien, qui assure les fonctions vitales de l’organisme en contrôlant, la fréquence cardiaque, la respiration, la température corporelle, l’équilibre, etc. Il comprend le tronc cérébral et le cervelet, essentiellement ce qui forme le cerveau d’un reptile. Il est fiable mais a tendance à être plutôt rigide et compulsif…

– un cerveau « limbique », apparu avec les premiers mammifères, capable de mémoriser les comportements agréables ou désagréables, et par conséquent responsable chez l’humain de ce que nous appelons les émotions. Il comprend principalement l’hippocampe, l’amygdale et l’hypothalamus. C’est le siège de nos jugements de valeur, souvent inconscients, qui exercent une grande influence sur notre comportement.

– un « néo-cortex », qui prend de l’importance chez les primates et culmine chez l’humain avec nos deux gros hémisphères cérébraux qui prennent une importance démesurée. C’est grâce à eux que se développera le langage, la pensée abstraite, l’imagination, la conscience. Le néocortex est souple et a des capacités d’apprentissage quasi infinies. C’est aussi grâce au néo- cortex que peut se constituer la culture.

Or on sait maintenant que ces structures cérébrales ne fonctionnent pas de manière indépendante et ont tissé de nombreuses connexions par lesquelles ils peuvent s’influencer mutuellement. Les voies nerveuses qui vont du système limbique au cortex sont par exemple particulièrement développées.

DE LA FÉCONDATION À L’EMBRYON

Il nous est très difficile de concevoir comment un être humain, avec les capacités intellectuelles complexes que lui confère son cerveau, peut se développer à partir d’un embryon. Et à plus forte raison à partir de la cellule unique qui est à l’origine de l’embryon.

Or pour comprendre comment se développe notre système nerveux, il nous faut justement remonter jusqu’à la première cellule du corps humain, ou plutôt les deux premières cellules…

En effet chez l’humain, comme chez toutes les espèces à reproduction sexuée, le matériel génétique d’un individu lui vient à 50 % de sa mère et à 50 % de son père. Il y a donc des cellules spéciales qu’on appelle gamètes qui sont produites par les deux sexes et qui, en se fusionnant, vont former la première cellule avec toute l’information nécessaire pour fabriquer un nouvel individu.

Les gamètes femelles et mâles diffèrent grandement chez l’humain : un gros ovule produit par la femme chaque mois comparé à 200 ou 300 millions de minuscules spermatozoïdes produits par l’homme en un jour ! Lors de l’ovulation chez la femme, l’ovule est éjecté de l’ovaire et transporté vers l’utérus à travers les trompes de Fallope.

Les spermatozoïdes produits par les testicules de l’homme et introduit dans le vagin par l’éjaculation vont remonter dans l’utérus et les trompes de Fallope grâce à leur flagelle mobile. Les spermatozoïdes sont attirés par l’ovule dont ils doivent digérer l’épaisse membrane avant de s’y introduire. Dès qu’un spermatozoïde pénètre à l’intérieur de l’ovule, il y déclenche des changements chimiques qui empêchent l’entrée des autres spermatozoïdes.

Bien que la contribution en terme de matériel génétique entre l’ovule et le spermatozoïde soit équivalente, l’apport en cytoplasme du spermatozoïde est négligeable par rapport à celui de l’ovule. Chez les mammifères, la fécondation est complétée une douzaine d’heures plus tard alors que le noyau de l’ovule fusionne avec celui du spermatozoïde pour former la première cellule contenant tout le matériel génétique du nouvel organisme.

Tout être humain a commencé sa vie ainsi, comme un simple ovule fertilisé par un spermatozoïde. La taille de cette première cellule, aussi appelé zygote, étant environ le cinquième de celle du point à la fin de cette phrase.

Celle-ci va ensuite se diviser en 2 cellules, puis en 4, en 8 en 16 etc, aboutissant ainsi à un amas sphérique de cellules. On emploie souvent le terme de segmentation pour décrire cette première étape du développement. Cette boule se creuse ensuite progressivement d’une cavité alors qu’elle quitte la trompe de Fallope pour s’implanter dans la paroi de l’utérus. C’est seulement à ce moment que vont naître les trois couches de cellules qui vont être à l’origine de tous les organes de notre corps, y compris le système nerveux.

Le potentiel de développement d’une cellule définit le nombre de types cellulaires différents qu’elle peut engendrer. Les cellules souches sont ainsi dites « pluripotentes » car elles peuvent se différencier en plusieurs types de neurones et de cellules gliales. Seul le zygote et les deux ou quatre premières cellules qu’il produit en se divisant peuvent former absolument toutes les cellules du corps. On dit que ces cellules sont « totipotentes ».

C’est d’ailleurs la séparation précoce de ces cellules qui produira le développement de jumeaux identiques. Les jumeaux non identiques, eux, partagent 50% de leurs gènes comme des frères et sœurs puisqu’ils proviennent de la fécondation de deux ovules par deux spermatozoïdes différents.

LA MISE EN PLACE DU SYSTÈME NERVEUX

LA MISE EN PLACE DU SYSTÈME NERVEUX
DE LA FÉCONDATION À L’EMBRYON                 LA FORMATION DES GRANDES RÉGIONS DU CERVEAU

Le système nerveux humain commence à se former très tôt durant le développement de l’embryon. À la fin de la phase de gastrulation, une structure allongée, la notocorde, se met en place. L’embryon va alors passer d’une structure circulaire à une structure allongée, étape primordiale pour le développement du système nerveux.

La notocorde envoie à la couche de cellules située juste au-dessus d’elle (l’ectoderme) un signal qui va amener certaines d’entre elles à former la première structure à l’origine du système nerveux, la plaque neurale.

C’est le début du développement de notre système nerveux, processus aussi appelé neurulation. L’étape suivante de ce processus survient lorsque les bords de la plaque neurale commencent à se replier vers l’intérieur, formant une gouttière neurale. Celle-ci va bientôt se refermer complètement pour former un tube neural à partir duquel se construira la totalité du cerveau et de la moelle épinière.

Des défauts de fermeture du tube neural peuvent d’ailleurs avoir des conséquences dramatiques pour le nouveau-né.

Les cellules qui forment l’intérieur du tube neural, en plus d’être à l’origine du cerveau et de la moelle épinière, vont également donner naissance à la crête neurale, autre structure importante pour la suite de la mise en place de toutes les composantes du système nerveux.

À l’intérieur du tube, les cellules continuent de proliférer à un rythme qui varie le long du tube en fonction de la future structure cérébrale en formation, le cortex se développant par exemple le plus tardivement.

LA FORMATION DES GRANDES RÉGIONS DU CERVEAU

L’apparition de vésicules dans la partie rostrale du tube neural est une étape importante du développement puisque ce sont ces vésicules qui vont devenir le cerveau des vertébrés. De leur côté, les invertébrés comme les insectes ou les mollusques n’ont pas de cerveau à proprement parler, seulement des ganglions (ou amas de cellules nerveuses) répartis à différents endroits dans leur corps. Certains invertébrés comme les pieuvres ont cependant un ganglion cérébral très développé.
Le tube neural du jeune mammifère est d’abord une structure droite. Puis, avant même que la partie caudale du tube neural n’ait commencé à se développer, la partie rostrale subit des changements spectaculaires. Au début de la 4e semaine, le tube neural s’incurve et se subdivise en trois renflements qu’on appelle les vésicules primaires (ou primitives).

De l’avant à l’arrière, ces vésicules seront respectivement à l’origine du prosencéphale (ou cerveau antérieur), du mésencéphale (ou cerveau médian) et du rhombencéphale (ou cerveau postérieur). À partir du rhombencéphale se poursuit le tube neural qui donnera naissance à la moelle épinière.

Après la mise en place de ces trois régions cérébrales primitives, deux de celles-ci vont à leur tour se subdiviser pour former les cinq grandes subdivisions du cerveau.

LES CENTRES DU PLAISIR

Pour qu’une espèce survive, ses individus doivent en premier lieu assurer leurs fonctions vitales comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. L’évolution a donc mis en place dans notre cerveau des régions dont le rôle est de « récompenser  » l’exécution de ces fonctions vitales par une sensation agréable.
Ce sont ces régions, interconnectées entre elles, qui forment ce que l’on appelle le circuit de la récompense.

L’aire tegmentale ventrale (ATV), un groupe de neurones situés en plein centre du cerveau, est particulièrement importante dans ce circuit. Elle reçoit de l’information de plusieurs autres régions qui l’informent du niveau de satisfaction des besoins fondamentaux ou plus spécifiquement humains.

L’aire tegmentale ventrale transmet ensuite cette information à une autre structure cérébrale située plus en avant : le noyau accumbens. Cette transmission s’effectue grâce à un messager chimique particulier, la dopamine. Son augmentation dans le noyau accumbens, et dans d’autres régions, aura alors un effet de renforcement sur des comportements permettant de satisfaire nos besoins fondamentaux.

Du point de vue fonctionnel, l’œil peut être comparé à un appareil photo et la rétine à la pellicule photographique. En effet, le rôle de l’appareil photo est de concentrer sur le film une image nette ni trop sombre ni trop lumineuse. On y parvient grâce à la bague de mise au point qui met l’objet au foyer et au diaphragme qui s’ouvre et se ferme pour laisser passer juste la bonne quantité de lumière pour la sensibilité du film.

Notre œil fait exactement la même chose, à tout moment de la journée, et sans même que nous en ayons conscience ! La mise au point est assurée par la cornée et le cristallin, alors que l’iris s’occupe d’ajuster la luminosité optimale pour notre rétine. Celle-ci, avec ses nombreuses couches de neurones, est toutefois beaucoup plus complexe et sensible qu’une pellicule photographique. Il faut aussi noter que l’image reçue au niveau de la rétine est inversée, tout comme l’est celle qui s’imprime sur la pellicule d’un appareil photo.

Si l’on passe en revue les principales composantes optiques de l’œil, on a d’abord la cornée qui forme la surface externe transparente et légèrement bombée au centre de l’œil. Comme la cornée ne possède pas de vaisseaux sanguins, elle prend ses nutriments dans le milieu qui est situé derrière, l’humeur aqueuse, ainsi que dans celui qui est situé devant, les larmes répandues par le clignement des paupières.

La lumière traverse ensuite le cristallin, véritable lentille qui baigne entre l’humeur aqueuse et l’humeur vitrée qui remplit l’intérieur de l’œil.

La pupille est le terme employé pour désigner l’orifice qui permet à la lumière d’entrer dans l’œil et d’atteindre la rétine; elle paraît noire à cause de la couche de cellules pigmentées qui tapissent le fond de l’œil et qui absorbent la lumière.

Le diamètre de la pupille est contrôlé par l’iris, un muscle circulaire dont la pigmentation donne la couleur à l’œil et la contraction lui permet de s’adapter continuellement aux différentes conditions d’éclairage. Ainsi, la nuit, on aura de grandes pupilles noires parce que notre iris est ouvert au maximum pour laisser entrer le peu de lumière disponible. C’est ce qu’on appelle le réflexe pupillaire. On peut l’observer facilement en regardant ses yeux dans un miroir et en ouvrant et fermant la lumière de la pièce.

Le fond de l’œil est pour sa part tapissé par la rétine qui capte les rayons lumineux. Le nerf optique, formé par les axones des cellules ganglionnaires de la rétine, quitte ensuite l’œil par l’arrière pour rejoindre le premier relais visuel dans le cerveau.

LES CIBLES DU NERF OPTIQUE

Les axones des cellules ganglionnaires de la rétine se rassemblent pour former le nerf optique. C’est par lui que l’information visuelle, maintenant traduite en influx nerveux se propageant le long du nerf, se rendra jusqu’aux différentes structures cérébrales responsable de l’analyse du signal visuel.
Les nerfs optiques quittent donc les deux yeux au niveau des disques optiques et se réunissent pour former le chiasma optique juste en avant de l’hypophyse. Le chiasma optique permet la décussation d’un certain nombre d’axones en provenance de la rétine, c’est-à-dire leur changement de côté pour assurer le traitement croisé de l’information visuelle.

Les axones en provenance du côté nasal de la rétine vont changer de côté au niveau du chiasma optique pour faire en sorte que la moitié gauche du champ visuel soit perçue par l’hémisphère cérébral droit, et vice-versa. Comme la partie de la rétine du côté des tempes reçoit déjà son information du champ visuel qui lui est opposé, ses axones n’ont pas besoin de changer de côté et continuent tout droit dans le tractus optique.

La grande majorité des fibres nerveuses du tractus optique projette sur le corps genouillé latéral (CGL) dans la partie dorsale du thalamus, le relais principal de la voie qui mène au cortex visuel primaire. Cette projection du CGL vers le cortex visuel porte le nom de radiation optique. Comme une lésion à quelque site que ce soit le long de la voie qui va de la rétine au cortex entraîne des cécités plus ou moins importantes, il est clair que c’est par cette voie que se fait la perception visuelle consciente chez l’humain.

LES DIFFÉRENTS CORTEX VISUELS

L’image que capte notre oeil est transmise au cerveau par le nerf optique. Celui-ci se termine sur les cellules du corps genouillé latéral, premier relais des voies visuelles. Les cellules du corps genouillé latéral (ou CGL) vont ensuite rejoindre leur cible principale : le cortex visuel primaire. C’est là que l’image va commencer à être reconstituée à partir des champs récepteurs des cellules de la rétine.

Aussi appelé cortex strié ou simplement V1, le cortex visuel primaire se situe dans la partie la plus postérieure du lobe occipital du cerveau. En fait, une grande partie du cortex visuel primaire n’est pas visible quand on regarde le cerveau de l’extérieur parce qu’elle se trouve de chaque côté de la scissure calcarine. Cette scissure est toutefois bien visible sur une coupe sagittale entre les deux hémisphères cérébraux.

Le cortex visuel, avec son organisation cellulaire particulière, correspond aussi à l’aire 17 décrite par l’anatomiste Brodmann au début du vingtième siècle (voir capsule outil à gauche).

La cortex visuel primaire envoie une forte proportion de ses connexions au cortex visuel secondaire qui est formé par les aires 18 et 19 de Brodmann. Bien que la plupart des neurones de l’aire visuelle secondaire aient des propriétés semblables à celles des neurones de l’aire visuelle primaire, plusieurs s’en distinguent en répondant à des formes beaucoup plus complexes.

L’analyse des stimuli visuels amorcée se poursuit ensuite à travers deux grands systèmes corticaux de traitement de l’information visuelle. La première est une voie ventrale qui s’étend vers le lobe temporal et serait impliquée dans la reconnaissance des objets. La seconde est une voie dorsale qui se projette vers le lobe pariétal et serait essentielle à la localisation de l’objet.

Comme pour d’autres systèmes sensoriels ou même pour le système moteur, il existe dans le cortex visuel une correspondance entre la disposition des éléments du champ visuel qui tombent sur la rétine et leur disposition à la surface du cortex. Pour le système visuel, on parle de rétinotopie puisque c’est la rétine qui sert de référence aux cartes corticales des différentes aires visuelles.

Dans ces cartes rétinotopiques, les points de plus grande discrimination sensorielle, en l’occurrence ici la fovéa, ont une représentation disproportionnée par rapport au reste de la rétine. Dans le cortex visuel primaire par exemple, la petite partie centrale de la rétine occupe toute la partie postérieure de, alors que toute la région périphérique du champ visuel est analysée dans la région antérieure restante.

Goût

Goût

GoûtCavité contenant la langue, les papilles gustatives, les ouvertures des glandes salivaires et les dents. La bouche est fermée par les lèvres à une extrémité, tandis qu’elle communique avec le nez, les poumons et l’estomac à l’autre extrémité.

La bouche permet de distinguer des milliers de saveurs. Elle contribue, par l’entremise de la salive et des papilles gustatives situées sur la langue, à détecter la saveur des aliments et à distinguer ce qui est bon de ce qui pourrait être dangereux. La bouche agit aussi comme caisse de résonance pour amplifier la voix, permet la locution grâce aux mouvements coordonnés de la langue et est impliquée dans la digestion et la respiration.

Lèvre supérieure

Fibres musculaires remplies de tissus élastiques et fortement innervées. Sa face externe est recouverte de peau, tandis que sa face interne est composée de muqueuse. Les lèvres saisissent la nourriture, la font pénétrer dans la bouche et se ferment pour permettre la mastication. Elles participent également à l’élaboration des sons.

Gencive

Partie de la muqueuse buccale qui recouvre les os maxillaires. Faite de tissu conjonctif et de couleur rose pâle, la gencive entoure les dents et les protège des microbes.

Arcade dentaire supérieure

Demi-cercle formé par les dents de la mâchoire supérieure et délimitant le palais dur.

Voûte du palais (palais dur)

Partie avant du palais formée par des os et séparant la cavité buccale des fosses nasales. Grâce à cette surface rigide, la langue peut pousser la nourriture dessus pour permettre la mastication et la déglutition.

Voile du palais (palais mou)

Partie arrière du palais formée surtout de muscles et dépourvue de renforcement osseux. La voûte du palais se relève pour empêcher les aliments et les liquides de refluer vers les fosses nasales.

Pilier du voile

Repli (2) de muqueuse situé près des amygdales.

Isthme du gosier

Ouverture de la cavité buccale qui communique avec le pharynx.

Luette

Saillie musculaire en forme de cône et suspendue au palais mou (voile du palais). La luette joue un rôle important dans la déglutition puisqu’elle permet d’obstruer les voies aériennes quand les aliments sont avalés. Elle contrôle aussi l’air à l’entrée du pharynx lors de l’émission des sons.

Luette

Saillie musculaire en forme de cône et suspendue au palais mou (voile du palais). La luette joue un rôle important dans la déglutition puisqu’elle permet d’obstruer les voies aériennes quand les aliments sont avalés. Elle contrôle aussi l’air à l’entrée du pharynx lors de l’émission des sons.

Commissure labiale

Point de jonction de la lèvre supérieure et la lèvre inférieure qui correspond au coin de la bouche.

Langue

Organe principal de la gustation mesurant environ 10 cm de long et situé dans la bouche et le pharynx. Large à la base et se terminant en pointe, la langue est formée de muscles recouverts d’une muqueuse.

La langue est responsable du goût grâce à la présence des papilles gustatives. C’est aussi la langue qui présente les aliments aux dents pour être mâchés, qui participe au malaxage et à la déglutition des aliments et qui nous aide à nous exprimer.

Base de la langue

Partie postérieure de la langue.

Épiglotte

Clapet de cartilage qui participe à l’avancée de la voûte du palet. L’épiglotte se rabat sur l’entrée du larynx, la glotte, pour empêcher la nourriture d’y pénétrer. Elle protège ainsi les voies respiratoires lors du passage de la salive ou de la nourriture vers l’oesophage.

Amygdale linguale

Masse de tissu lymphoïde située à la base de la langue. Les amygdales jouent un rôle dans la défense immunitaire en détruisant les bactéries qui pénètrent dans l’organisme par voie aérienne ou alimentaire.

Amygdale palatine

Masse de tissu lymphoïde située dans l’oropharynx. Les amygdales palatines sont situées de part et d’autre de la luette et contribuent à la défense immunitaire par la formation de globules blancs et d’anticorps. Elles détruisent les bactéries qui pénètrent dans l’organisme par voie aérienne ou alimentaire.

Sillon terminal

Rainure qui sépare les deux tiers antérieurs de la langue.

Corps

Partie antérieure de la langue.

Sillon médian

Rainure qui est située au milieu du corps de la langue.

Apex (pointe)

Bout de la langue.

Saveur amère

Sensation donnée par les bourgeons gustatifs situés à la partie arrière de la langue.

Saveur acide

Sensation donnée par les bourgeons gustatifs situés sur les côtés de la langue.

Saveur salée

Sensation donnée par les bourgeons gustatifs situés sur les parties latérales et le bout de la langue.

Saveur sucrée

Sensation donnée par les bourgeons gustatifs situés sur la partie antérieure de la langue.

Arcade dentaire inférieure

Demi-cercle formé par les dents de la mâchoire supérieure et délimitant le palais dur, dans lequel repose la langue au repos.

Lèvre inférieure

Fibres musculaires remplies de tissus élastiques fortement innervés. Sa face externe est recouverte de peau tandis que sa face interne est composée de muqueuse. Les lèvres saisissent la nourriture, la font pénétrer dans la bouche et se ferment pour permettre la mastication. Elles participent également à l’élaboration des sons.

Découvrez OVALIS PIER ® – la nouvelle révolution industrielle