L’activité physique est un puissant médicament naturel

Le corps humain est une merveilleuse machine dont le fonctionnement optimal passe par le mouvement!
le corps humain activité physiqueLa pratique régulière d’activité physique (ex : marche, vélo, natation, danse, conditionnement physique, tennis, golf…) est reconnue pour être bénéfique pour la santé autant physique que mentale. En effet, les conclusions des recherches scientifiques des 30 dernières années confirment le fait que l’activité physique est un puissant médicament naturel sans effets secondaires nocifs lorsqu’il est pratiqué de façon sécuritaire.

Il y a de nombreux bénéfices à la pratique régulière d’activité physique pour la santé. En effet, l’activité physique réduit le risque de maladies cardiaques, de diabète de type 2, d’obésité, d’ostéoporose, de cancer du colon, d’hypertension et d’accident vasculaire cérébral. L’activité physique aide également à augmenter la résistance à la fatigue mentale, gérer le stress, réduire l’anxiété, sortir de la dépression et améliorer le sommeil.

L’activité physique influence aussi positivement le maintien d’un poids santé, le bien-être mental, le contrôle et l’estime de soi et la perception de la qualité de vie. Malgré toutes ces preuves scientifiques incontestables, la pratique régulière d’activité physique dans une perspective santé reste sous prescrite par les médecins et sous utilisée par la population.

Les soins de santé des lesbiennes

femmes lesbiennesLes femmes qui sont lesbiennes fréquentent moins le réseau de la santé, de peur d’être victimes de discrimination. Il est important de discuter d’ITS avec votre médecin, surtout si vous avez déjà eu des relations hétérosexuelles. Les besoins de soins de santé des lesbiennes sont en règle générale les mêmes que ceux des femmes hétérosexuelles.

Le virus du papillome humain (VPH) et le cancer du col de l’utérus

Les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes (FARSAF), passent moins de tests Pap ou de cytologies du col de l’utérus que les femmes hétérosexuelles. Une étude récente a démontré que 13 % des FARSAF sont infectées par le VPH. Comme nous l’avons vu dans le chapitre sur les condylomes ou le VPH, certaines souches de VPH augmentent le risque de progression vers le cancer du col de l’utérus. Une cytologie ou un test Pap peuvent détecter les lésions précoces, permettant ainsi d’offrir un traitement adéquat et une guérison pour ce type de cancer. Les FARSAF qui renoncent à passer un test Pap ou un dépistage pour le VPH s’exposent à un risque accru de développer un cancer progressif du col de l’utérus. La prévention demeure l’élément clé! Il est recommandé de passer un test Pap à tous les 2 ou 3 ans. Discutez-en avec votre médecin. Le VPH peut se transmettre d’une femme à une autre par un contact avec des sécrétions vaginales infectées, des verrues génitales et/ou par le partage d’objets sexuels. Parmi les pratiques sexuelles sécuritaires, on retrouve le nettoyage des objets sexuels entre chaque utilisation et/ou l’emploi d’un condom pour les objets utilisés pour la pénétration.

L’herpès simplex – l’herpès génital

L’herpès génital chez les FARSAF est également assez fréquent. Alors que l’herpès de type-2 se transmet principalement par un contact d’organes génitaux à organes génitaux, ou avec des sécrétions génitales contaminées, l’infection que l’on rencontre le plus souvent parmi les FARSAF est l’herpès de type-1, qui se transmet par un feu sauvage des lèvres aux organes génitaux.

Les hépatites

L’hépatite A est transmise par la voie féco-orale (contact avec les selles), de manière directe ou indirecte. La transmission chez les FARSAF a été documentée mais n’a pas été étudiée de façon exhaustive. La vaccination contre l’hépatite A est un moyen de prévention efficace. Parlez-en à votre médecin!

L’hépatite B est transmise par un échange direct ou indirect de liquides biologiques contaminés (sécrétions vaginales) ou par le sang (coupures, plaies, flot menstruel). Il est important d’éviter tout contact avec le sang ainsi que les liquides biologiques si le statut de l’hépatite B de votre partenaire est inconnu. Même si cela n’a pas été étudié sur une grande échelle, la transmission de l’hépatite B a été rapportée chez les FARSAF. L’hépatite B peut aussi être prévenue par la vaccination. Parlez-en à votre médecin!

On est encore à évaluer les risques de transmission de l’hépatite C par les relations sexuelles. À ce jour, on sait que l’hépatite C est transmise principalement par un contact avec du sang contaminé. Donc, éviter un contact avec le flot menstruel d’une partenaire dont le statut de l’hépatite C est inconnu serait plus prudent. Il n’existe pas encore de vaccin contre l’hépatite C.

Le VIH/sida

Quelques cas de transmission du VIH/sida entre les FARSAF ont été rapportés. L’infection peut se transmettre par un contact avec des sécrétions biologiques contaminées (sécrétions vaginales) ou par le sang (flot menstruel ou autre). Encore une fois, la prévention est l’élément clé ! Le sexe sécuritaire incluant l’utilisation de méthodes barrières 100 % latex , soit une digue dentaire pour le sexe oral ou un condom pour les objets sexuels employés pour la pénétration, sont des méthodes ayant prouvé leur efficacité dans la diminution du risque potentiel de transmission du VIH.

Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes

hommes gayLes infections transmises sexuellement (ITS)

L’incidence des ITS est élevée chez les HARSAH qui sont actifs sexuellement — c’est-à-dire que les ITS sont assez fréquentes dans cette population. Cela inclut les infections faciles à traiter ou guérissables (telles que la chlamydiose, la gonorrhée, la gale, les poux du pubis, la syphilis, etc.) ainsi que les infections plus difficiles à traiter ou non guérissables, telles que le VIH/sida, l’herpès génital, les verrues génitales (virus du papillome humain – VPH), les hépatites, etc. La prévention par l’adoption de pratiques sexuelles sécuritaires est donc primordiale!

Le VIH/sida

Les HARSAH ont un risque élevé d’attraper l’infection par le VIH. L’historique du VIH/sida dans cette communauté depuis sa découverte au début des années 1980, démontre que le succès passe par l’éducation et la prévention. Les dernières années ont été caractérisées par une nouvelle vague d’infections par le VIH dans la jeune population gaie — en tandem avec le retour, dans plusieurs centres urbains, des pratiques sexuelles non sécuritaires (relations anales sans condom). La prévention est essentielle : les pratiques sexuelles sécuritaires réduisent le risque de transmission du VIH! Les nouveaux traitements puissants pour traiter l’infection par le VIH/sida ne représentent pas la solution ultime. (Pour plus de renseignements sur les pratiques sexuelles sécuritaires, veuillez consulter le chapitre sur le VIH/sida).

Les hépatites

Les HARSAH sont aussi à risque élevé de contracter une hépatite — particulièrement les hépatites A et B (voir hépatites dans la section sur les ITS) et possiblement l’hépatite C. L’hépatite B peut être transmise lors des relations sexuelles impliquant les pénétrations anales non protégées et le sexe oral (fellation). L’hépatite B est rarement transmise par la salive (baisers). Les HARSAH qui ont de multiples partenaires ont un risque de 10 à 15 fois plus élevé de contracter l’hépatite B comparativement à la population générale. L’hépatite A est transmise par voie féco-orale (contact de la bouche ou d’un doigt avec l’anus) et requiert normalement un contact direct ou indirect avec les selles. Les hépatites A et B sont des maladies que l’on peut prévenir — la vaccination universelle de tous les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes est recommandée. Parlez-en à votre médecin dès aujourd’hui. Ces vaccins sont gratuits ! Il n’existe pas encore de vaccin contre l’hépatite C. Le sexe sécuritaire est aussi un moyen efficace de diminuer votre risque de contracter une hépatite.

L’hépatite B est 100 fois plus contagieuse que le VIH! Faites-vous vacciner gratuitement contre cette infection dès aujourd’hui! La vaccination gratuite contre l’hépatite A est également disponible et fortement recommandée.

Les verrues génitales (condylomes)

Les verrues aux parties génitales et à l’anus sont très fréquentes car elles se propagent facilement entre les partenaires sexuels. Alors que cette infection est souvent perçue comme étant purement un problème cosmétique ou esthétique, elle peut avoir des conséquences importantes à long terme. On croit que la présence de certains types de condylomes anaux peut être associée au cancer de l’anus (qui est plus fréquent ches les HARSAH). Des études sont présentement en cours pour évaluer le bénéfice potentiel de faire des tests de dépistage régulier dans le but de détecter et de traiter précocement les lésions cancéreuses et précancéreuses. Ce test ressemble au test Pap fait régulièrement chez les femmes sexuellement actives. Il existe des traitements, mais l’éradication est parfois difficile et les récidives ne sont pas rares. N’ignorez pas cette partie de votre anatomie! Examinez-vous, et demandez à votre médecin de vous examiner attentivement, afin de déceler la présence de verrues génitales ou anales, lors de votre prochaine visite.

L’abus de drogues

L’utilisation abusive de drogues se produit au sein de toutes les populations. On croit que les HARSAH consomment des substances illicites à une fréquence plus élevée. Peu importe, l’utilisation de substances telles que l’ecstasy, la kétamine, les amphétamines (speed), le pot ou la marijuanua et le nitrite amylique (poppers) est très répandue. On souhaite que les recherches actuelles puissent déterminer les conséquences potentiellement sérieuses associées à une utilisation régulière à long terme. Ce que l’on sait pour le moment, c’est que plusieurs de ces substances (incluant l’alcool) sont liées à une baisse de l’inhibition et à une augmentation de la prise de risques sexuels. Si vous pensez avoir un problème de consommation de drogues, consultez votre médecin pour discuter d’un traitement éventuel!

Le désir sexuel après la quarantaine ?

Le désir sexuel après la quarantaineLe placenta avait de multiples vertus pour revitaliser l’organisme. On l’utilise en implant pour traiter la baisse du désir sexuel chez la femme. En effet, souvent, celle-ci ressent une baisse de son désir sexuel vers quarante-cinq ans environ. C’est l’âge des prémices de la ménopause, d’une certaine fatigue générale, d’un état dépressif qui ne porte guère à l’épanouissement de la sexualité. C’est à ces femmes, qui par ailleurs ne souffrent d’aucune pathologie et d’aucun trouble psychique (véritable dépression), que l’implant placentaire s’adresse. Le produit, depuis longtemps utilisé en cure de revitalisation globale, est depuis peu employé pour traiter les baisses de libido (désir et énergie sexuels). Dans cette indication, son efficacité est d’autant plus intéressante qu’il n’existait jusqu’à aujourd’hui aucun traitement de ce genre de troubles chez la femme.

Les effets du placenta.
Lors d’une grossesse, le placenta joue de multiples rôles, puisque c’est grâce à lui que le bébé reçoit nourriture et oxygène. à partir du troisième mois, il prend également le relais des ovaires et fonctionne comme une véritable glande endoctrine en secrétant les hormones féminines (œstrogènes et progestérone). Ce rôle hormonal, joint au fait qu’il est composé de cellules vierges et jeunes, lui assure une action rapide et de longue durée, contrairement aux hormones prises sous forme de médicaments. En fait, il «stimule» des cellules déjà existantes, en leur redonnant un «coup de jeunesse».
Son effet rayonnant sur l’ensemble de l’organisme présente de multiples avantages. Il améliore la circulation et particulièrement l’irrigation du cerveau. Cette action permet de traiter l’état de fatigue générale, le ralentissement des facultés intellectuelles et physiques qui génèrent la baisse du désir sexuel. Par cette stimulation de la vascularisation, Il agit aussi spécifiquement sur les organes génitaux. Il relance l’irrigation des muqueuses et assure une meilleure lubrification vaginale. Enfin, il stimule le système immunitaire. Or, on sait qu’après la quarantaine, les femmes deviennent plus sensibles aux agressions microbiennes et virales. En agissant sur la production d’anticorps, il garantit une meilleure santé sans laquelle il ne saurait y avoir de bonne sexualité. L’implant redonne une libido qui existait déjà, mais qui a peu à peu disparu. Pour plus d’efficacité, il doit être posé tôt, avant que de réelles difficultés n’apparaissent dans le couple.

Une intervention brève.
Le placenta utilisé en cure de revitalisation, comme en traitement de la baisse de libido, est d’origine humaine. Une fois prélevés, les extraits sont immédiatement lyophilisés puis réfrigérés à moins 75 degrés. Cette méthode de conservation leur assure une parfaite tolérance par l’organisme humain. Il n y a par conséquent aucun phénomène de rejet.
Dans la pratique, la pose d’un implant nécessite toujours préalablement un bon examen clinique et des recherches complémentaires (analyses sanguines) qui doivent écarter tout risque d’une éventuelle maladie.
La pose elle-même n’excède pas une demi-heure. Après une anesthésie locale, le médecin pratique une petite incision d’un à deux centimètres immédiatement au-dessus du pubis et y glisse l’implant qui se présente sous la forme d’une petite capsule. Une semaine après, il ôte les fils, la cicatrice est parfaitement invisible.
L’effet de l’implant se fait sentir immédiatement et dure au moins pendant une durée de six mois. Pour la majorité des cas traités, l’intervention n’aura pas besoin d’être renouvelée. En effet, la réapparition du désir, la fréquence accrue des rapports sexuels et le plaisir qu’ils ont procuré sont les meilleurs garants d’un épanouissement sexuel durable.

L’énergie du corps humain

Comme tous les êtres vivants, l’homme a besoin d’énergie pour vivre. Longtemps, il n’a pu compter que sur la force qu’il tirait de la nourriture pour se développer. Puis, grâce aux machines et à la maîtrise de nouvelles énergies, il s’est libéré des tâches les plus pénibles et a augmenté son confort. Aujourd’hui, ce confort est bien souvent obtenu par l’utilisation d’énergies polluantes et non-renouvelables (épuisables).

Le corps humain a besoin d’énergie pour maintenir les organes en fonctionnement, assurer une température suffisante, permettre d’accomplir des efforts et transformer les aliments en une forme que les organes peuvent utiliser. Le corps humain est une usine chimique qui transforme et consomme de l’énergie. L’énergie contenue dans la nourriture est pré-digérée par la salive puis envoyée dans l’estomac où elle est fragmentée par digestion en divers éléments. Dans l’intestin, l’énergie (sucres) est récupérée et envoyée dans le sang. Les matières non utilisées sont évacuées. Le coeur, la pompe du circuit, envoie le sang gorgé d’oxygène et d’énergie dans les différentes partie du corps pour alimenter les muscles.

Le corps humain peut ête comparé à une machine. Même si ce type d’analogie a ses limites, le corps humain peut être comparé, par exemple, à une voiture.Le corps humain, une machine

Energie dans les aliments.
Le corps tire son énergie des sucres se trouvant dans les glucides, les lipides, les protéines et l’alcool. Plus les aliments contiennent du sucre, plus ils ont de l’énergie (celle-ci se mesure en calories ou kilocalorie, en joules ou kilojoules)

Rendement
Le rendement énergétique du corps humain (énergie consommée par rapport au travail fournit par les muscles) se situe entre 20 et 25%. Pour améliorer son rendement énergétique (faire plus avec la même quantité d’énergie) l’homme a inventé des systèmes ingénieux comme les leviers, les poulies ou le vélo :

energie corps humain

Evolution des besoins énergétiques
Aujourd’hui, les installations de chauffage, les appareils électriques, les véhicules etc., consomment des quantités d’énergie (souvent non-renouvelables) considérables. La nourriture ne représente ainsi plus que le 8% du total des besoins énergétiques des pays développés. De plus, avec la mécanisation, les transports, le recours aux engrais et pesticides industriels, etc… la quantité d’énergie nécessaire pour produire les aliments dépasse souvent celle qu’ils contiennent!

Pédalons, glissons et patinons :
Avec l’augmentation du trafic et de la pollution en ville, on redécouvre les vertus des transports à « énergie humaine ». Les vélos, planches à roulettes, trottinettes et rollers sont à nouveau populaires. L’énergie humaine est donc parfois une solution d’avenir, non polluante et pratique.

(energie-environnement)

Les vitamines – des stimulants naturels

Indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, les vitamines ne sont pas, la vitamine D mise à part, fabriquées par notre corps. Elles sont donc fournies par l’alimentation. Encore faut-il savoir où les trouver et comment les conserver.

Description
Il existe 13 vitamines essentielles, toutes désignées par une lettre. Chacune a un rôle précis dans l’équilibre de l’organisme humain. Elles ne sont apportées que par l’alimentation et se trouvent en quantité variables selon les aliments consommés, c’est pourquoi il est important de manger de tout pour garantir un équilibre vitaminique satisfaisant. Une exception toutefois : la vitamine D. Elle est présente dans certains dérivés du cholestérol (disponibles dans jaune d’œuf par exemple), mais ne peut être utilisée telle quelle par l’organisme. Pour jouer son rôle de solidifiant des os, elle doit être synthétisée par les UV absorbés par la peau.

Abus
Il existe deux types des vitamines :

• les hydrosolubles, qui se dissolvent dans l’eau (vitamines du groupe B et vitamine C). Si elles sont absorbées en trop grandes quantités, elles sont éliminées automatiquement par les urines
• les liposolubles, qui sont solubles dans les graisses (vitamines A, D, E, K), peuvent être stockées dans les graisses de l’organisme et notamment dans le foie. Ce qui expose à des risques de surdose. Un argument qui ne plaide pas en faveur des vitamines de synthèse vendues en compléments alimentaires. En effet, même si l’organisme les utilise comme des vitamines naturelles, ces produits contiennent toujours au minimum les doses journalières recommandées. À moins de cesser de se nourrir, elles s’ajoutent donc aux vitamines contenues dans les aliments consommés, entraînant un risque de surdose si on les prend sur du trop long terme.

La vaccination – un pas vers l’éradication des maladies

La vaccination consiste à doter l’organisme d’un ensemble de mécanismes de défense durables contre un corps étranger , à l’immuniser contre une maladie définie. Elle a permis l’éradication de la variole , une très forte régression de maladies infantiles graves. Surtout, elle est porteuse d’espoir contre les fléaux de ce siècle que sont le cancer ou le sida.

Le principe
La vaccination
Le vaccin est un germe microbien auquel on a fait perdre tout ou partie de son pouvoir pathogène, avant de l’injecter  dans le corps du patient. Il ne provoque pas la maladie mais, en réaction à leur absorption par les cellules macrophages, les lymphocytes B, globules blancs du système immunitaire, préparent une contre-attaque et se transforment, en grand nombre, en plasmocytes pour secréter une protéine spécifique : l’anticorps. Celle-ci diffusée dans l’organisme va neutraliser le microbe inoculé, appelé antigène . Il reste ensuite, au coeur du système immunitaire, des lymphocytes B mémoire qui, comme leur nom l’indique, gardent en mémoire l’anticorps spécifique à la maladie concernée.

La réaction immunitaire
En cas de contamination ultérieure par le même antigène, les lymphocytes B mémoire entrent automatiquement en lice, formant un véritable bouclier sanitaire pour protéger l’organisme tandis que le système immunitaire produit massivement de nouveaux anticorps appropriés jusqu’à atteindre le taux suffisant pour vaincre l’infection.

Les différents vaccins
• Les germes tués ou inactivés (coqueluche et grippe) nécessitent des injections répétées et des rappels pour perpétuer l’immunité.
• Les germes vivants atténués (R.O.R, polio, tuberculose). Une seule injection suffit.
• Les anatoxines (diphtérie, tétanos) sont utilisées lorsque la toxine d’un germe est l’agent pathologique principal. Plusieurs injections sont nécessaires.
• Les antigènes (hépatite B) ne contienent que les constituants de l’agent infectieux nécessaire à l’immunité. Ainsi, le vaccin de l’hépatite B, ne contient que des protéines situées à la surface du virus. Cette dernière technique, qui n’utilise qu’un fragment sans danger du microbe, sera de plus en plus utilisée pour les vaccins du futur.

Durée d’action
Elle est en moyenne de :
• 1 an pour la grippe.
• 3 ans pour la typhoïde ou la méningite.
• 10 à 20 ans pour le tétanos, la diphtérie ou la coqueluche.
• 30 à 50 ans pour la rubéole, les oreillons ou l’hépatite B.
Au-delà , les effets du vaccin diminuent. Une nouvelle injection dite « rappel » est nécessaire pour prolonger l’immunité.

En pratique
Les vaccins s’administrent par injection sous-cutanée ou intramusculaire. La vaccination par voie orale (poliomyélite) ou cutanée (ancien BCG) est abandonnée en France, celle par voie nasale (grippe) n’est pas encore au point.

Les vaccins combinés
Si certains vaccins s’injectent seuls (BCG, typhoïde, fièvre jaune, grippe, pneumocoque, méningocoque, hépatite A, hépatite B), d’autres, sont combinés :
• vaccins bivalents : DT (diphtérie-tétanos), hépatites A et B.
• vaccins trivalents : DTP (diphtérie-tétanos-poliomyélite), ROR (rougeole-oreillons-rubéole).
• vaccin tétravalent : DTP + coqueluche.
• vaccin hexavalent : DTCP + hépatite B + Haemophilus HIB.

Les contre-indications
Exceptionnelles, les principales sont :
• un déficit immunitaire congénital ou acquis, à la suite de greffes (vaccins vivants atténués) .
• une allergie antérieure au même vaccin, ou au blanc d’œuf (vaccins contre la grippe, la fièvre jaune, les oreillons, la rougeole) ,
• une grossesse, une infection aiguë, une crise d’allergie (vaccins vivants atténués).

Les effets secondaires
Chaque vaccin présente des risques d’effets secondaires rares et généralement mineurs, comme une petite réaction locale ou un peu de fièvre ; parfois on note une réaction plus spectaculaire comme l’allergie. Les cas les plus graves sont d’exceptionnelles maladies musculaires dues à la présence d’aluminium, indispensable pour stabiliser certains vaccins.

Les bénéfices
La mémoire collective commence à oublier les épidémies de croup («diphtérie»), de variole ou de poliomyélite comme celle qui frappa le Bassin parisien en 1954. Le recul des vaccinations dans certains pays en guerre montre pourtant que la menace est toujours présente.

Les bénéfices individuels
La protection individuelle est variable d’une maladie à l’autre, de 60 % pour la typhoïde à 98 % pour la diphtérie ou le tétanos. Mais si la maladie apparaît quand même, elle est souvent atténuée, dans le cas de la grippe par exemple. Dans celui de la rubéole, le vaccin ne sert pas à protéger contre une maladie, mais contre les conséquences dramatiques de cette maladie sur le bébé quand elle se déclare pendant une grossesse.

Les bénéfices collectifs
Pour les maladies à transmission humaine, la vaccination généralisée fait reculer, voire disparaître, le mal (variole depuis 1977, poliomyélite dans les années à venir). La fréquence de la rougeole, des oreillons, des méningites et otites à Haemophilus, des diphtéries a chuté de manière spectaculaire, même chez les rares personnes non vaccinées.

Se faire vacciner n’est pas seulement un acte individuel, c’est aussi un acte citoyen.

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