Les conjonctivites, la conjonctivite

Conjonctivite viraleUne conjonctivite est une inflammation de la tunique qui recouvre le blanc de l’œil et l’intérieur des paupières : la conjonctive. C’est donc une inflammation superficielle de l’œil dans sa partie antérieure, bien visible, associée ou non à une infection. La conjonctive est transparente et fragile, mais se reconstitue rapidement. C’est une muqueuse, comme on en trouve dans la bouche, par exemple.

Les causes des conjonctivites sont très variées. Les « agents irritants » atteignent la conjonctive par l’intermédiaire de l’air, de l’eau, des doigts, des mouchoirs, des paupières, des larmes, du nez, des sinus, du sang ou parce que… « ça doit nous sortir par les yeux ».
Lorsque les yeux ont subi une exposition aux courants d’air, à l’eau de mer ou de piscine, à la poussière, etc., il est recommandé de les inonder préventivement de sérum physiologique afin d’éliminer l’« agent irritant » et s’épargner ainsi une conjonctivite.

Les signes de conjonctivite:
Les yeux sont rouges, douloureux, larmoyants…
Les paupières sont souvent gonflées et les cils collés par des sécrétions plus ou moins abondantes.
Des sécrétions peuvent s’écouler plus ou moins abondamment des yeux, gênant la vue, avec, parfois, des démangeaisons.
Une conjonctivite peut, entre autres, s’accompagner d’une kératite, d’une atteinte des paupières ou des voies lacrymales.

Conjonctivite virale:

Contagieuse, elle suit en général une infection virale, par exemple une grippe. On constate souvent des ganglions dans la région du cou, un œil très rouge et larmoyant. Il convient d’être particulièrement vigilant en cas d’herpès, cette affection étant aussi douloureuse que dangereuse poulies yeux, et de consulter en urgence. L’herpès est très contagieux, et le simple contact des doigts suffit à infecter les yeux.
Lors de la visite chez l’ophtalmologiste, le diagnostic de conjonctivite virale est posé et un traitement prescrit pour plusieurs jours, voire plusieurs semaines, selon la gravité de l’infection.

Conjonctivite bactérienne:
Conjonctivite bactérienne
C’est une infection de la conjonctive ressemblant à un « rhume de l’œil » avec des sécrétions abondantes collant les cils, des rougeurs et des douleurs.
Elle est contagieuse et peut nécessiter un prélèvement au laboratoire pour identifier le germe qui en est responsable. Le plus répandu sur la planète, et de loin, est le trachome dû au microbe Chlamydia trachomatis, responsable dans bien des cas de cécité… et infectant presque l’ensemble de la population dans les pays les plus pauvres du monde. L’ophtalmologiste va constater l’origine de la conjonctivite et prescrire un traitement adapté au germe en cause.

Conjonctivite allergique:

Conjonctivite allergiqueUne telle conjonctivite peut survenir dans le cadre d’une allergie générale, tel le rhume des foins. Elle peut aussi ne toucher que les yeux, comme l’allergie aux poils de chat.
Les yeux sont souvent rouges, larmoyants, gonflés et démangent fortement. Les causes d’une telle allergie sont variées, des pollens aux fraises en passant par les produits cosmétiques et les acariens, et trouver le facteur déclenchant — seul moyen de prévenir une rechute — suppose parfois de se livrer à une enquête approfondie.
À l’ophtalmologiste de confirmer que la conjonctivite est bien allergique et de prescrire un traitement approprié.

Conjonctivite sèche:

Un manque d’eau dans les larmes peut déclencher une conjonctivite sèche avec œil sec. Les larmes deviennent grasses et ne lubrifient plus assez la surface oculaire. Les paupières agissent comme les essuie-glaces sur un pare-brise sec. L’œil sec n’est pas assez nettoyé des poussières et finit par s’irriter, ce qui provoque des brûlures, une impression de sable dans les yeux, des yeux rouges qui gênent, sont éblouis et fatiguent vite.
L’œil est douloureux au réveil car les glandes lacrymales dorment la nuit et la paupière finit par coller légèrement sur la surface oculaire.
Les paupières collées le matin doivent être ouvertes doucement en les aspergeant d’eau chaude. Parfois l’irritation est tellement vive que l’on se réveille beaucoup trop tôt.
Les yeux secs peuvent découler des conditions de travail : atmosphère climatisée, mauvaise qualité de l’éclairage, travail prolongé sur écran. Ils sont dus aussi parfois à des problèmes hormonaux ou à des rhumatismes.

Le traitement prescrit par l’ophtalmologiste consiste à suppléer les larmes manquantes et tente de les faire revenir.

Conjonctivite du nourrisson:

Cette conjonctivite est causée par un mauvais écoulement des larmes qui stagnent et qui s’infectent facilement chez les bébés. Tout est trop petit chez eux, y compris le canal lacrymal qui fait sortir les larmes des yeux. Et tout liquide qui stagne s’infecte.
En cas de stagnation des larmes dans l’œil, le « lac » lacrymal se trans¬forme en « étang ». Dans la plupart des cas, tout s’arrange spontanément avec la croissance et l’on constatera une guérison totale vers l’âge d’un an. L’ophtalmologiste prescrira un traitement adéquat ou proposera une intervention chirurgicale.

Conjonctivite du porteur de lentilles:

C’est une conjonctivite sournoise à traiter très énergiquement dès les premiers symptômes, car elle peut entraîner des complications sous forme de kératite ou d’un abcès de la cornée gravissime.
Cela me rappelle le cas de cette jeune femme partie en vacances avec des lentilles journalières jetables. Elle n’avait pas suffisamment de lentilles pour terminer son séjour. Elle avait donc gardé la dernière paire de lentilles plusieurs jours dans les yeux, et avait récolté un abcès de la cornée sournois sous la lentille « avariée ».
Elle a failli perdre son œil. Elle ne pourra plus remettre de lentilles de contact et même l’opération par le Lasik est dans son cas devenue impossible.
Bien respecter les consignes données avec chaque type de lentille de contact, et en particulier le délai d’utilisation conseillé, permet de supporter le port des lentilles pendant très longtemps, voire toute sa vie.
Il faut à tout prix éviter de dormir avec les lentilles de contact, sauf celles prévues à cet effet. Par prudence, il est conseillé de les retirer 48 heures consécutives chaque mois. Il faut également les déposer dans un étui sec le soir, car l’humidité permanente favorise le développement des mycoses et les conjonctivites.
Pour améliorer le confort oculaire, on peut également les poser avec une goutte de collyre calendula D4 ou Euphrasia D3 dans la lentille. En cas d’yeux secs, il est conseillé d’humecter les yeux avec le même collyre plusieurs fois par jour, chaque fois qu’on ressent une sécheresse.

Il existe d’autres types de conjonctivite : une visite chez l’ophtalmologiste s’impose dans tous les cas pour recevoir le bon diagnostic et le traitement approprié.

(savoir.fr)

Les Salpingites

Les salpingitesInfections fréquentes qui surviennent essentiellement chez les femmes jeunes, et qui posent un problème de santé publique, en raison des complications dont la stérilité.
Dans la grande majorité des cas, l’infection se fait par voie ascendante à partir d’une infection vaginale.
Causes : transmission sexuelle, stérilet, interventions, hystérographie.
Principaux germes : chlamydiae, gonocoque, mycoplasme

Le tableau classique des signes cliniques est présenté comme suit :
* Jeune femme
* Douleurs pelviennes spontanées, le plus souvent bilatérale, paroxystique sur fond continu (douleur toujours présente avec des pics), calmées par le repos, et irradiant peu.
* Fièvre à 38,5 ou 39°
* Etat général conservé
* Leucorrhées pathologiques
* Parfois métrorragies et écoulement purulent venant du col.

A l’examen clinique, on retrouve des douleurs à la palpation. Au toucher vaginal, on retrouve la douleur avec une mobilisation de l’utérus.

Les examens complémentaires demandés :
– NFS ( GB, VS, et CRP)
– Sérologie des chlamydiae
– Recherche d’autres MST (syphilis, Sida)
– Examens bactériologiques (prélèvement des écoulements, hémoculture
– Coelioscopie pour affirmer le diagnostic, voir l’état de l’utérus et des ovaires, et prélever le pus qui sort des trompes.
– L’échographie a peu d’intérêt.

L’évolution est favorable si le diagnostic est précoce et si le traitement est bien mené :
– Disparition des douleurs en 48 heures, de la fièvre et des leucorrhées
– Normalisation de la NFS en environ 10 jours
– Normalisation de la VS en environ 2 semaines.

Les complications immédiates sont les abcès de la trompe qui nécessite parfois l’ablation de la trompe et l’abcès de l’ovaire.
Complications à distance : rechutes, GEU, stérilité, douleurs pelviennes qui deviennent chronique.

Pour le traitement l’hospitalisation est souhaitable. Le repose est très important (le plus strict possible) et bien plus :
– TTT ATB adapté à l’antibiogramme (souvent Augmentin + Tétracyclines), par voie parentérale puis relais par voie per os
– TTT associé à des anti-inflammatoires (AINS ou Corticoïdes) pour les complications à distance
– TTT local sous coelioscopie
– contraception donnée systématiquement

Dans certains cas, il y a nécessité d’un ttt chirurgical, lors d’une complication par un abcès.

Prévention :
– Information sur les MST
– Dépistage de toutes les affections basses
– Asepsie lors des gestes médicaux
– Respecter les contre indications de l’hystéroscopie
– Pas de stérilet chez la nullipare.

Maladies gynécologiques courantes chez les adolescentes : la vulvovaginite

vulvovaginite L’affection est généralement asymptomatique, mais elle
peut mener à une sensation de brûlure ou à des démangeaisons dans le vagin. Les autres symptômes comprennent des pertes vaginales, des difficultés à uriner et des saignements vaginaux.
La vulvovaginite peut être infectieuse (transmise sexuellement) ou non infectieuse (due à une mauvaise hygiène ou à une réaction allergique à un parfum ou à une crème). Chez les jeunes filles qui rapportent des symptômes, il faut effectuer un examen visant à déceler des signes d’agression sexuelle et des tests de dépistage des ITS telles que la chlamydia et la gonorrhée. Cela est particulièrement important chez les adolescentes qui signalent des saignements vaginaux.  Si une jeune fille rapporte l’un de ces symptômes, effectuez un examen pelvien et un test Pap pour écarter la possibilité d’  infections transmises sexuellement et d’autres maladies.
Les antibiotiques et les crèmes antibactériennes peuvent guérir la vulvovaginite, mais les
méthodes de traitement dépendent de l’origine, infectieuse ou non infectieuse, de la
maladie. Certains médicaments pouvant être contre-indiqués durant la grossesse, il
convient d’effectuer un test de grossesse si la patiente est sexuellement active. Si la
cause de la vaginite s’avère une ITS, suivez la démarche standard présentée dans la
section « Infections transmises sexuellement» que vous trouverez plus loin dans ce
module.

Mesures préventives
Les professionnels de la santé peuvent faire des recommandations aux jeunes patientes pour réduire le risque de vaginite, entre autres :
1. Éviter d’utiliser les douches vaginales et de vaporiser des produits dans cette région.
2. Porter des sous-vêtements en coton non ajustés.
3. S’essuyer de l’avant vers l’arrière après être allée aux toilettes étant donné que cela empêche les bactéries de pénétrer dans la région vaginale.
4. Boire beaucoup d’eau et uriner fréquemment, en particulier avant et après les rapports sexuels.
5. Adopter des  pratiques sexuelles protégées , y compris l’emploi de condoms en latex.

Les allergies alimentaires – une rançon de notre mode de vie

Entre 1982 et 1995, les allergies alimentaires diagnostiquées ont quintuplé et aujourd’hui tous les médecins s’accordent à constater une constante augmentation de ces affections dans les pays industrialisés. En France, 8 % des moins de 15 ans et 4 % des adultes seraient touchés.

Mécanisme
L’allergie alimentaire est une réaction excessive de l’organisme à une substance inoffensive pour d’autres, mais qui déclenche, lors de son ingestion, chez la personne à tendance allergique la production de deux anticorps spécifiques : les immunoglobulines E (IgE) et les lymphocytes B (globules blancs). Les IgE se fixent à la surface des granulocytes basophiles (mastocytes), de grosses molécules du système immunitaire capables de produire de l’histamine, une protéine responsable des réactions allergiques. Lorsque ces systèmes de défense rencontrent à nouveau l’allergène concerné, ils déclenchent la production d’histamine et entraînent différents symptômes.

Manifestations
Les symptômes de l’allergie alimentaire sont multiples : gonflement des lèvres, rhinite (36 % des ronflements des enfants sont dus à des rhinites allergiques), dermatite atopique, asthme, diarrhées, maux de ventre, etc. Les symptômes les plus graves sont l’œdème de Quincke et le choc anaphylactique.

L’œdème de Quincke
C’est un gonflement des muqueuses de la sphère bucco-pharyngée, avec une sensation de tension, parfois de brûlure, et une coloration rouge de la peau, qui peut conduire à l’étouffement.

Le choc anaphylactique
Très dangereux, parfois même fatal, il se traduit par une chute brutale de la tension artérielle, une accélération du rythme cardiaque, des démangeaisons et des difficultés respiratoires.

Les plus courantes
Chez l’enfant
Les aliments les plus allergènes sont :
• Les œufs : 39 %
• Les arachides : 25 %
• Le lait et ses dérivés : 8 %
• Les poissons et les crustacés : 5 %

Chez l’adulte
Si les allergies aux œufs et à l’arachide restent en bonne place, elles sont supplantées par les classes de végétaux.
• Les fruits du groupe latex : banane, châtaigne, avocat, kiwi… 14 %
• Les rosacées : abricot, cerise, fraise, framboise, noisette, pomme, poire, prune, pêche… 13 %
• Les fruits secs et oléagineux : amande, noix, noisette… 9,5 %
• Les ombellifères : aneth, carotte, anis, coriandre, céleri, persil, graine de carvi… 9 %
Une personne peut être allergique à un seul aliment ou à plusieurs de la même famille : on parle alors d’allergie croisée comme, par exemple, le latex et le kiwi.

Diagnostic
Le médecin commence par une enquête alimentaire poussée afin de repérer quelques allergènes courants. Il prescrit ensuite une prise de sang afin de déceler la présence éventuelle d’IgE spécifiques. Enfin, un test cutané (Prick Test) confirme le diagnostic : le médecin dépose, au creux du bras, une goutte de l’allergène soupçonné. Au bout de 15 min, si une papule de plus de 3 mm est apparue, le test est positif et l’allergie avérée.

Traitement
Elimination de l’aliment incriminé
Le seul remède est la suppression totale de l’aliment responsable, ce qui n’est pas toujours aisé : de nombreux allergènes sont présents en complément dans les produits issus de l’industrie agroalimentaire, comme l’arachide qui sert de support de goût. Ces produits sont astreints à un étiquetage précis, listant tous les ingrédients intégrés, mais les aliments vendus en vrac (les bonbons par exemple) échappent à la règle.

Médicaments
Il est possible de limiter les manifestations allergiques par des médicaments spécifiques (antihistaminiques par exemple), mais les symptômes augmentant avec la répétition du contact avec l’allergène, ils perdent de leur efficacité au fil du temps.

Adrénaline
En cas de choc anaphylactique, le traitement d’urgence est l’injection intramusculaire d’adrénaline. Aussi tous les allergiques ayant déjà présenté des manifestations allergiques graves devraient posséder en permanence une seringue et une dose d’adrénaline, délivrées par leur médecin.

Le cancer de la prostate – des hommes en danger

Chaque année, plus de 60 000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate, ce qui en fait le plus fréquent de tous les cancers en France. Ce cancer évolue souvent lentement, et de nombreux hommes vivent avec lui pendant des années sans le savoir. Or, plus il est détecté tôt, mieux il est traité. Ce n’est pas un hasard si son dépistage est recommandé après 50 ans.

Facteurs de risque
Cancer le plus fréquent chez l’homme, le cancer de la prostate représente la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme en France (plus de 9 000 décès par an). L’âge est le principal facteur de risque (l’âge moyen au niveau du diagnostic est de 74 ans). Il en existe deux autres : les antécédents de cancer de la prostate avant 55 ans chez deux parents proches (frère, père, oncle ou grand-père) et l’origine ethnique, la population noire étant la plus touchée.

Détection
Symptômes
Au début, le cancer de la prostate n’entraîne généralement aucun trouble particulier. À un stade plus avancé, certains troubles peuvent apparaître : difficultés pour uriner, besoins fréquents d’uriner, présence de sang dans le sperme, voire douleurs osseuses, fractures…

Dépistage
Le dépistage du cancer de la prostate repose sur un dosage annuel du PSA (antigène spécifique de la prostate) associé à un toucher rectal chez les hommes de plus de 50 ans ou plus jeunes dans les populations à risque. Uniquement fabriqué par la prostate, le PSA est une substance dont le rôle est de fluidifier le sperme. Son dosage à partir d’une simple prise de sang permet d’évaluer l’état de la prostate. Son taux, qui doit normalement être inférieur à 4, augmente en effet en cas d’infection, d’hypertrophie bénigne ou de cancer.

Diagnostic
• La biopsie. Lorsque le taux de PSA est trop élevé et/ou le toucher rectal anormal, une biopsie (prélèvements de fragments de prostate) est prescrite. Elle permet d’affirmer l’existence du cancer et de le caractériser.
• Le bilan d’extension. En cas de cancer prouvé, un bilan de l’extension du cancer est nécessaire avant de proposer un traitement. Ce bilan inclut un scanner abdominal, une scintigraphie osseuse et, parfois, une imagerie par résonance magnétique (IRM).

Traitement
Le traitement de la maladie dépend essentiellement de son stade au moment du diagnostic.

Pour les cancers localisés
Il existe trois types de traitements. Tous donnent les mêmes résultats et assurent plus de 80 % de guérison dans les formes peu agressives.
• L’ablation de la prostate (ou prostatectomie radicale), qui se pratique soit de façon classique, avec une incision sous le nombril, soit par cœlioscopie (petites incisions permettant l’introduction d’une caméra et des instruments).
• La radiothérapie externe, qui consiste à envoyer des rayons vers la tumeur pour la détruire.
• La curiethérapie, technique récente basée sur l’implantation, dans la prostate, de grains radioactifs destinés eux aussi à détruire les cellules cancéreuses.

Pour les cancers avancés et/ou métastasiques
Le traitement est hormonal, faisant appel à plusieurs types de médicaments qui peuvent être combinés (dont les analogues de la LH-RH et les anti-androgènes). En cas de mauvaise réponse, d’autres traitements sont instaurés (chimiothérapie, traitement radioactif…). Un traitement de la douleur et des complications peut être associé au traitement de fond.

Le suivi du traitement
Il repose sur le dosage répété du PSA qui, sous traitement, devient quasiment indétectable. Une remontée de son taux traduit une récidive ou un échappement thérapeutique.

La migraine – une douleur tenace et lancinante

Nous pensons tous savoir ce qu’est une migraine. Et pourtant, les spécialistes, s’ils ont établi des critères diagnostiques précis pour identifier les patients souffrant de migraines, sont très dubitatifs quant aux causes réelles de la maladie et à la cascade d’événements conduisant à ces douleurs.

Définition
Une affection fréquente
La migraine est à la fois fréquente et méconnue. Fréquente, puisque toutes les enquêtes convergent pour établir à 6 ou 7 millions le nombre de migraineux en France (10 à 12 %
de la population). Sans compter les « migraineux probables » que l’étude Framig 3 (2004) évalue à 10,1 %. Au total, une personne sur cinq serait sujette à ces maux de tête.

Une douleur méconnue
Inversement, la migraine est souvent méconnue.
• Tout mal de tête est aisément appelé « migraine », alors qu’en réalité, sur six épisodes céphaliques douloureux, un seul (15 %) est une migraine. Les autres sont le plus souvent des céphalées de tension (douleur diffuse, touchant toute la tête, survenant plutôt en fin de journée….) ou encore des sinusites (douleur frontale ou maxillaire due à une inflammation des sinus).
• La migraine est volontiers classée dans les affections psychosomatiques, car le stress est souvent un des facteurs déclenchants. Par ailleurs il s’agit d’une maladie à prédominance féminine (3 femmes pour un homme, soit une prévalence estimée par l’Inserm à 6 % chez les hommes et 18 % chez les femmes).
Le fait que cette affection soit perçue comme « féminine » tend à la faire passer pour une « petite plainte quotidienne » alors qu’il s’agit en réalité d’une vraie maladie dont la composante héréditaire, voire génétique, est explorée par les scientifiques. La prédominance féminine est liée entre autres à l’existence de migraines spécifiques de la femme, les migraines cataméniales, qui surviennent, au moment des règles (ou dans les jours qui précédent) et sont consécutives aux modifications hormonales brutales survenant lors du cycle.

Prise en charge
Elle est le plus souvent défaillante pour de multiples raisons.

Le fatalisme prédomine
On entend encore trop souvent cette phrase : « La migraine, on ne peut rien y faire ! ». En réalité, il existe des traitements adaptés, qui peuvent faire avorter efficacement les crises ou diminuer la fréquence de leur survenue (triptans, dérivés de l’ergot de seigle, traitements de fond…). La plus dramatique des migraines, l’algie vasculaire de la face (une migraine qui touche volontiers les hommes fumeurs et que les Anglo-Saxons ont surnommée suicide headache tant elle est éprouvante !) dispose depuis quelques années d’une prise en charge efficace.

Les enfants sont délaissés
La migraine est sous-diagnostiquée chez l’enfant (chez qui elle atteint autant les filles que les garçons), car ses formes sont souvent différentes de la migraine de l’adulte (maux de ventre, troubles visuels et sensoriels ne s’accompagnant pas de douleurs céphaliques…). Pourtant, 5 à 8 % des enfants seraient touchés.

L’origine est incertaine
Enfin et surtout, la migraine demeure pour l’heure une énigme pour les scientifiques. S’ils ont élucidé un certain nombre de mécanismes en jeu, ce qui leur a permis de mettre en place des stratégies médicamenteuses efficaces, l’origine même de la migraine reste mystérieuse. Plusieurs hypothèses, qui toutes ont sans doute une part de vérité, ont été émises :
• une théorie vasculaire, selon laquelle les vaisseaux irriguant le cerveau se contractent, provoquant une souffrance cérébrale, à la suite de quoi les artères se dilatent et engendrent les douleurs de la céphalée
• une théorie dite sérotoninergique. Lors des crises de migraine, on a constaté une baisse d’un neurotransmetteur, la sérotonine, qui joue différents rôles dont celui d’antidouleur
• une théorie dite trigémino-vasculaire : l’activation du nerf trijumeau engendrerait la libération de la substance P, qui provoquerait l’inflammation des vaisseaux proches, leur dilatation et la douleur (P signifie pain, souffrance en anglais). Cette dernière théorie expliquerait à la fois le caractère unilatéral de la migraine et l’auto-entretien de la douleur (la cascade d’événements vasculaires entraînant à son tour… une stimulation du nerf trijumeau !).

Identification
Face à un mal de tête il importe de déterminer s’il s’agit d’une migraine ou non.

Les principaux critères
• Crises durant 4 à 72 heures et débutant en général le matin (entre deux crises, aucune douleur ne persiste).
• Mal de tête intense, pulsatile (au rythme des battements du cœur), fréquemment frontal ou orbital, localisé le plus souvent d’un seul côté du crâne.
• Douleur accentuée par la lumière, le bruit, empêchant bien souvent la poursuite des activités quotidiennes.
• Nausées et vomissements, éventuellement associés.
• Sensation d’euphorie en fin de crise…
Il ne faut pas hésiter à se rendre soit chez le médecin traitant, soit chez un neurologue. Surtout si l’automédication que vous vous prescrivez est échoue à soulager vos douleurs. De plus en plus de consultations spécialisées se sont mises en place dans les services de neurologie des CHU. Depuis septembre 2000, l’hôpital Lariboisière à Paris a ouvert un centre d’urgence pour migraines et céphalées.

La maladie d’alzheimer – une détérioration inéluctable

La maladie d’Alzheimer est une affection neurologique qui se traduit par une destruction lente et irréversible de certaines cellules du cerveau. Elle touche essentiellement les personnes âgées et se manifeste d’abord par des troubles de la mémoire. S’il n’existe encore aucun traitement curatif, certains médicaments peuvent ralentir l’évolution de la maladie et des soins spécialisés aider à prolonger le maintien à domicile.

Facteurs de risque

On sait reconnaître les troubles men-taux et le dysfonctionnement du cerveau liés à la maladie d’Alzheimer, mais on ignore l’origine précise de cette dégénérescence. Les études montrent un certain nombre de facteurs de risque dont le plus évident est l’âge : environ 14 % des plus de 75 ans seraient atteints. Au total, 800 000 personnes en souffriraient en France, et on estime à 150 000 le nombre de nouveaux cas annuels. Le deuxième facteur de risque est l’hérédité (prédisposition génétique). On sait aussi que les femmes sont plus souvent atteintes que les hommes, et qu’une fragilité vasculaire – athérosclérose, hypertension, diabète – pourrait favoriser la maladie. Les autres facteurs de risque possibles sont les antécédents de dépression ou de traumatisme crânien, une exposition à l’aluminium et un faible niveau d’éducation.

Les lésions du cerveau

Au fur et à mesure que les lésions s’étendent dans les différentes régions du cerveau, certaines fonctions sont perdues, ce qui explique les symptômes et les changements de comportement constatés chez les malades.

Diagnostic
Il n’existe pas d’examen permettant de diagnostiquer la maladie avec certitude du vivant du patient. Cependant, la conjonction d’un ensemble de critères conduit à dire qu’une personne est probablement atteinte. L’histoire du patient et le bilan neurologique apportent des précisions sur la nature des troubles et sur le type de démence. Des examens de sang et l’imagerie médicale (scanner, IRM) permettent d’écarter d’autres causes de sénilité et confortent le diagnostic.
Le dépistage précoce est un élément essentiel pour instaurer la meilleure prise en charge possible.

Les signes
Le terme démence s’applique aux maladies cérébrales acquises (non présentes dès la naissance) avec détérioration progressive du fonctionnement intellectuel. Les possibilités d’adaptation de l’individu à son environnement diminuent, ce qui conduit à une perte d’autonomie. Plus de la moitié des cas de démence est due à la maladie d’Alzheimer. Cette maladie est suspectée devant l’association de troubles plus ou moins importants, dont l’évolution se fait de manière progressive et irréversible (déclin continu) :
• la perte de mémoire. Les oublis concernent d’abord les faits récents, puis des faits anciens ;
• la difficulté à organiser et à réaliser de simples tâches, comme remplir des papiers administratifs, faire un chèque, suivre une consigne, faire des courses ;
• les problèmes de communication. Des mots sont oubliés, sont remplacés par d’autres ; la compréhension est altérée ; la conversation devient impossible ;
• l’oubli progressif des gestes de la vie courante (utiliser la machine à laver, s’habiller, etc.) ;
• l’impossibilité à reconnaître les objets courants et les visages.
À ces symptômes s’ajoutent des troubles du comportement (tristesse, idées délirantes, agitation, agressivité ), des troubles du sommeil et de l’alimentation.

Les traitements
Actuellement, aucun traitement ne permet de guérir la maladie d’Alzheimer ou d’arrêter son évolution.
• Certains médicaments peuvent atténuer les pertes de mémoire, les problèmes de langage et de raisonnement. Mais ils ne sont pas efficaces chez toutes les personnes affectées et leurs effets ne durent qu’un certain temps.
• La rééducation et la stimulation par des séances d’orthophonie ou de psychomotricité, de même que l’ergothérapie peuvent aider à maintenir une certaine autonomie, et peuvent apporter une aide à l’entourage.
De nombreuses recherches sont en cours pour intervenir aux différents stades de la maladie et la faire reculer.

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