Le stress au travail, stress professionnel, risques psychosociaux

stress au travailDepuis une dizaine d’années, le stress professionnel apparaît comme l’un des nouveaux risques majeurs auquel les organisations et entreprises vont devoir ou doivent déjà faire face.

Il s’agit d’un risque professionnel à double titre : des études scientifiques ont mis en évidence des liens entre des situations de travail stressantes et l’apparition de problèmes de santé mineurs ou de maladies plus sérieuses, et il est probable que le stress contribue à la survenue de certains accidents du travail.

Définition : Les risques psychosociaux
D’après le Ministère du Travail, « les risques psychosociaux recouvrent des risques professionnels qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des salariés : stress, harcèlement, épuisement professionnel, violence au travail… Ils peuvent entraîner des pathologies professionnelles telles que des dépressions, des maladies psychosomatiques, des problèmes de sommeil, mais aussi générer des troubles musculo-squelettiques, des maladies cardio-vasculaires voire entraîner des accidents du travail. »

Définition : le stress
D’après l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail : Le stress « survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. Bien que le processus d’évaluation des contraintes et des ressources soit d’ordre psychologique, les effets du stress ne sont pas uniquement de nature psychologique. Il affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité ».

Existe-t-il du «stress positif» ?
Les termes de bon et de mauvais stress sont couramment employés pour évoquer le stress au travail. Or scientifiquement, il n’y a pas de bon ou de mauvais stress, on peut en revanche différencier un état de stress aigu d’un état de stress chronique (exposition prolongée), qui ont des effets différents sur la santé.
stress travail
Les conséquences pour les entreprises.
Le bureau international du travail (BIT) estime que les pertes de qualités, l’absentéisme, le turn-over résultant du stress représentent entre 3 et 4 % du PIB des pays industrialisés.
83% des dirigeants français estiment que leur entreprise est concernée par le Stress. Seulement 21% des entreprises françaises ont mis en place une action spécifique concernant le Stress professionnel.

Elles se traduisent dans l’entreprise par l’apparition de différents indicateurs: (source INRS)
– une augmentation de l’absentéisme et du turn over
– des difficultés pour remplacer le personnel ou recruter de nouveaux employés
– des accidents du travail -une démotivation, une baisse de créativité
– une dégradation de la productivité, une augmentation des rebuts ou des malfaçons
– une dégradation du climat social, une mauvaise ambiance de travail
– des atteintes à l’image de l’entreprise
Ces dysfonctionnements sont des indicateurs de stress au travail. En raison de ses conséquences sur le fonctionnement (absentéisme, turn over, perte de productivité….), le stress coûte cher à l’entreprise.
Plusieurs études ont montré qu’il est « rentable » pour les entreprises d’investir dans la prévention du stress au travail : les coûts des mesures de prévention collective sont amortis assez rapidement (de l’ordre d’une année).

Le cerveau d’une souris filmé en direct

cerveau sourisLes chercheurs de l’université de Santa Cruz, en Californie, peuvent être fiers de leur «manip ». Pour la première fois, ils ont réussi à filmer le cerveau d’une souris en train de-mémoriser un événement.
Cette opération déclenche la croissance de dendrites reliant des neurones entre eux. Elle se traduit par la formation de connexions (synapses) ne devenant définitives qu’après plusieurs répétitions du signal.
Ce processus de « fixation » est précédé par une phase temporaire pendant laquelle un neurone explore son environnement à l’aide de ses dendrites. Ces travaux, parus dans « Nature », ont été réalisés sur des souris génétiquement modifiées pour produire des protéines luminescentes favorisant l’observation visuelle.

(source Les Echos)

Les soins de santé des lesbiennes

femmes lesbiennesLes femmes qui sont lesbiennes fréquentent moins le réseau de la santé, de peur d’être victimes de discrimination. Il est important de discuter d’ITS avec votre médecin, surtout si vous avez déjà eu des relations hétérosexuelles. Les besoins de soins de santé des lesbiennes sont en règle générale les mêmes que ceux des femmes hétérosexuelles.

Le virus du papillome humain (VPH) et le cancer du col de l’utérus

Les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes (FARSAF), passent moins de tests Pap ou de cytologies du col de l’utérus que les femmes hétérosexuelles. Une étude récente a démontré que 13 % des FARSAF sont infectées par le VPH. Comme nous l’avons vu dans le chapitre sur les condylomes ou le VPH, certaines souches de VPH augmentent le risque de progression vers le cancer du col de l’utérus. Une cytologie ou un test Pap peuvent détecter les lésions précoces, permettant ainsi d’offrir un traitement adéquat et une guérison pour ce type de cancer. Les FARSAF qui renoncent à passer un test Pap ou un dépistage pour le VPH s’exposent à un risque accru de développer un cancer progressif du col de l’utérus. La prévention demeure l’élément clé! Il est recommandé de passer un test Pap à tous les 2 ou 3 ans. Discutez-en avec votre médecin. Le VPH peut se transmettre d’une femme à une autre par un contact avec des sécrétions vaginales infectées, des verrues génitales et/ou par le partage d’objets sexuels. Parmi les pratiques sexuelles sécuritaires, on retrouve le nettoyage des objets sexuels entre chaque utilisation et/ou l’emploi d’un condom pour les objets utilisés pour la pénétration.

L’herpès simplex – l’herpès génital

L’herpès génital chez les FARSAF est également assez fréquent. Alors que l’herpès de type-2 se transmet principalement par un contact d’organes génitaux à organes génitaux, ou avec des sécrétions génitales contaminées, l’infection que l’on rencontre le plus souvent parmi les FARSAF est l’herpès de type-1, qui se transmet par un feu sauvage des lèvres aux organes génitaux.

Les hépatites

L’hépatite A est transmise par la voie féco-orale (contact avec les selles), de manière directe ou indirecte. La transmission chez les FARSAF a été documentée mais n’a pas été étudiée de façon exhaustive. La vaccination contre l’hépatite A est un moyen de prévention efficace. Parlez-en à votre médecin!

L’hépatite B est transmise par un échange direct ou indirect de liquides biologiques contaminés (sécrétions vaginales) ou par le sang (coupures, plaies, flot menstruel). Il est important d’éviter tout contact avec le sang ainsi que les liquides biologiques si le statut de l’hépatite B de votre partenaire est inconnu. Même si cela n’a pas été étudié sur une grande échelle, la transmission de l’hépatite B a été rapportée chez les FARSAF. L’hépatite B peut aussi être prévenue par la vaccination. Parlez-en à votre médecin!

On est encore à évaluer les risques de transmission de l’hépatite C par les relations sexuelles. À ce jour, on sait que l’hépatite C est transmise principalement par un contact avec du sang contaminé. Donc, éviter un contact avec le flot menstruel d’une partenaire dont le statut de l’hépatite C est inconnu serait plus prudent. Il n’existe pas encore de vaccin contre l’hépatite C.

Le VIH/sida

Quelques cas de transmission du VIH/sida entre les FARSAF ont été rapportés. L’infection peut se transmettre par un contact avec des sécrétions biologiques contaminées (sécrétions vaginales) ou par le sang (flot menstruel ou autre). Encore une fois, la prévention est l’élément clé ! Le sexe sécuritaire incluant l’utilisation de méthodes barrières 100 % latex , soit une digue dentaire pour le sexe oral ou un condom pour les objets sexuels employés pour la pénétration, sont des méthodes ayant prouvé leur efficacité dans la diminution du risque potentiel de transmission du VIH.

Les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes

hommes gayLes infections transmises sexuellement (ITS)

L’incidence des ITS est élevée chez les HARSAH qui sont actifs sexuellement — c’est-à-dire que les ITS sont assez fréquentes dans cette population. Cela inclut les infections faciles à traiter ou guérissables (telles que la chlamydiose, la gonorrhée, la gale, les poux du pubis, la syphilis, etc.) ainsi que les infections plus difficiles à traiter ou non guérissables, telles que le VIH/sida, l’herpès génital, les verrues génitales (virus du papillome humain – VPH), les hépatites, etc. La prévention par l’adoption de pratiques sexuelles sécuritaires est donc primordiale!

Le VIH/sida

Les HARSAH ont un risque élevé d’attraper l’infection par le VIH. L’historique du VIH/sida dans cette communauté depuis sa découverte au début des années 1980, démontre que le succès passe par l’éducation et la prévention. Les dernières années ont été caractérisées par une nouvelle vague d’infections par le VIH dans la jeune population gaie — en tandem avec le retour, dans plusieurs centres urbains, des pratiques sexuelles non sécuritaires (relations anales sans condom). La prévention est essentielle : les pratiques sexuelles sécuritaires réduisent le risque de transmission du VIH! Les nouveaux traitements puissants pour traiter l’infection par le VIH/sida ne représentent pas la solution ultime. (Pour plus de renseignements sur les pratiques sexuelles sécuritaires, veuillez consulter le chapitre sur le VIH/sida).

Les hépatites

Les HARSAH sont aussi à risque élevé de contracter une hépatite — particulièrement les hépatites A et B (voir hépatites dans la section sur les ITS) et possiblement l’hépatite C. L’hépatite B peut être transmise lors des relations sexuelles impliquant les pénétrations anales non protégées et le sexe oral (fellation). L’hépatite B est rarement transmise par la salive (baisers). Les HARSAH qui ont de multiples partenaires ont un risque de 10 à 15 fois plus élevé de contracter l’hépatite B comparativement à la population générale. L’hépatite A est transmise par voie féco-orale (contact de la bouche ou d’un doigt avec l’anus) et requiert normalement un contact direct ou indirect avec les selles. Les hépatites A et B sont des maladies que l’on peut prévenir — la vaccination universelle de tous les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes est recommandée. Parlez-en à votre médecin dès aujourd’hui. Ces vaccins sont gratuits ! Il n’existe pas encore de vaccin contre l’hépatite C. Le sexe sécuritaire est aussi un moyen efficace de diminuer votre risque de contracter une hépatite.

L’hépatite B est 100 fois plus contagieuse que le VIH! Faites-vous vacciner gratuitement contre cette infection dès aujourd’hui! La vaccination gratuite contre l’hépatite A est également disponible et fortement recommandée.

Les verrues génitales (condylomes)

Les verrues aux parties génitales et à l’anus sont très fréquentes car elles se propagent facilement entre les partenaires sexuels. Alors que cette infection est souvent perçue comme étant purement un problème cosmétique ou esthétique, elle peut avoir des conséquences importantes à long terme. On croit que la présence de certains types de condylomes anaux peut être associée au cancer de l’anus (qui est plus fréquent ches les HARSAH). Des études sont présentement en cours pour évaluer le bénéfice potentiel de faire des tests de dépistage régulier dans le but de détecter et de traiter précocement les lésions cancéreuses et précancéreuses. Ce test ressemble au test Pap fait régulièrement chez les femmes sexuellement actives. Il existe des traitements, mais l’éradication est parfois difficile et les récidives ne sont pas rares. N’ignorez pas cette partie de votre anatomie! Examinez-vous, et demandez à votre médecin de vous examiner attentivement, afin de déceler la présence de verrues génitales ou anales, lors de votre prochaine visite.

L’abus de drogues

L’utilisation abusive de drogues se produit au sein de toutes les populations. On croit que les HARSAH consomment des substances illicites à une fréquence plus élevée. Peu importe, l’utilisation de substances telles que l’ecstasy, la kétamine, les amphétamines (speed), le pot ou la marijuanua et le nitrite amylique (poppers) est très répandue. On souhaite que les recherches actuelles puissent déterminer les conséquences potentiellement sérieuses associées à une utilisation régulière à long terme. Ce que l’on sait pour le moment, c’est que plusieurs de ces substances (incluant l’alcool) sont liées à une baisse de l’inhibition et à une augmentation de la prise de risques sexuels. Si vous pensez avoir un problème de consommation de drogues, consultez votre médecin pour discuter d’un traitement éventuel!

Trichomonase – maladie à transmission principalement sexuelle

TrichomonaseLa trichomonase est une infection due à un protozoaire, trichomonas vaginalis.
Il concerne principalement la femme jeune. C’est une maladie sexuellement transmissible, mais il y a possibilité d’autres modes de transmission : en effet le trichomonas survit par exemple plusieurs heures sur le linge de toilette, car il aime les milieux alcalins et humides.

Chez la femme : c’est une vaginite intense, avec rougeur, démangeaisons, écoulement verdâtre et malodorant, qui s’accompagne de troubles en urinant (brûlures, envies fréquentes), et de douleurs pendant les rapports.
Chez l’homme : c’est une urétrite avec des signes inflammatoires locaux (rougeur, gonflement) importants et un écoulement matinal.

Il n’y a parfois pas de symptômes, mais cela n’empêche pas d’être contaminant (porteur sain). Le diagnostic se fait à l’examen direct des prélèvements locaux. Le traitement demande des antibiotiques pendant 7 jours, parfois par un traitement – minute . En cas de grossesse, le médecin recourra à des traitements prolongés. Il est indispensable de traiter le partenaire également, et de vérifier l’absence d’autres MST associées. La prévention, comme pour toutes les MST, passe par le préservatif.

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