Les vitamines – des stimulants naturels

Indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, les vitamines ne sont pas, la vitamine D mise à part, fabriquées par notre corps. Elles sont donc fournies par l’alimentation. Encore faut-il savoir où les trouver et comment les conserver.

Description
Il existe 13 vitamines essentielles, toutes désignées par une lettre. Chacune a un rôle précis dans l’équilibre de l’organisme humain. Elles ne sont apportées que par l’alimentation et se trouvent en quantité variables selon les aliments consommés, c’est pourquoi il est important de manger de tout pour garantir un équilibre vitaminique satisfaisant. Une exception toutefois : la vitamine D. Elle est présente dans certains dérivés du cholestérol (disponibles dans jaune d’œuf par exemple), mais ne peut être utilisée telle quelle par l’organisme. Pour jouer son rôle de solidifiant des os, elle doit être synthétisée par les UV absorbés par la peau.

Abus
Il existe deux types des vitamines :

• les hydrosolubles, qui se dissolvent dans l’eau (vitamines du groupe B et vitamine C). Si elles sont absorbées en trop grandes quantités, elles sont éliminées automatiquement par les urines
• les liposolubles, qui sont solubles dans les graisses (vitamines A, D, E, K), peuvent être stockées dans les graisses de l’organisme et notamment dans le foie. Ce qui expose à des risques de surdose. Un argument qui ne plaide pas en faveur des vitamines de synthèse vendues en compléments alimentaires. En effet, même si l’organisme les utilise comme des vitamines naturelles, ces produits contiennent toujours au minimum les doses journalières recommandées. À moins de cesser de se nourrir, elles s’ajoutent donc aux vitamines contenues dans les aliments consommés, entraînant un risque de surdose si on les prend sur du trop long terme.

Les valves cardiaques – les portes du cœur font boum

Les valves cardiaques sont les structures anatomiques qui séparent les différentes cavités cardiaques. Elles évitent les reflux lors des remplissages et vidanges de celles-ci au cours du cycle cardiaque. Leur lésion affecte donc son bon fonctionnement et peu conduire à l’insuffisance cardiaque.

Cycle cardiaque
La diastole
Le cycle cardiaque commence par le remplissage des oreillettes du coeur par le sang provenant des veines (caves à droite et pulmonaires à gauche) qui, une fois remplies, se vident dans leur ventricule respectif : c’est la diastole.

La systole
Une fois rempli, le ventricule se contracte et éjecte le sang qu’il contient dans l’artère qui lui correspond (l’artère pulmonaire à droite, et l’aorte à gauche qui va irriguer tous les organes), c’est la systole.

Quatre valves
Ce cycles est contrôlé par quatre valves qui, sous l’action des variations de pression produites par la contraction et la relaxation du coeur, forcent le sang à circuler dans une seule direction, puisqu’elles s’ouvrent pour le laisser passer, puis se ferment pour l’empêcher de refluer.

Les valves auriculoventriculaires
• La valve tricuspide sépare l’oreillette droite du ventricule droit. Elle est constituée de trois valvules en pointe ou cuspides, qui s’insèrent sur l’anneau tricuspidien, un tissu conjonctif dense les reliant au septum interventriculaire. Elles sont sous-tendues par des cordages fibreux accrochés sur les piliers musculaires à la base du ventricule, ce qui les empêche de se retourner.
• La valve mitrale sépare l’oreillette gauche du ventricule gauche. Elle est composée de deux valvules insérées sur l’anneau mitral et reliées à la base du ventricule gauche par des cordages fibreux puissants rattachés aux muscles papillaires.

Les valves semi-lunaires
• La valve pulmonaire sépare le ventricule droit de l’artère pulmonaire, qui
amène le sang au poumon (où le sang largue le dioxyde de carbone et se charge en oxygène). Elle comporte trois valvules semi-lunaires.
• La valve aortique sépare le ventricule gauche de l’artère aorte. Elle se compose de trois valvules au-dessus desquelles naissent les artères coronaires, qui vont apporter le sang au muscle cardiaque.

Les troubles obsessionnels – de la petite manie au trouble mental

Lorsque l’angoisse se déguise en rituel, il est parfois difficile de faire la différence entre petites manies quotidiennes et troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Pourtant, ces derniers sont à prendre au sérieux : recensés parmi les pathologies graves de l’anxiété, ils concernent 2 à 4 % de la population et environ un enfant par classe.

Définition
Les victimes d’un TOC sont envahies par des pensées obsédantes qui reviennent sans cesse. Pour les tenir à distance, elles sont obligées d’exécuter certains rituels. Lesquels ne leur apportent aucun plaisir, mais leur procurent un répit temporaire et nécessaire, voire vital. Ce que l’entourage va percevoir de cette souffrance, ce sont justement ces manifestations rituelles : se laver cent fois les mains par jour, compter trois ou six fois de suite les carreaux de la salle de bains avant d’aller se coucher, revenir dix fois à sa voiture pour vérifier que les portes sont bien fermées. Ce qui demeure invisible en revanche, ce sont les pensées obsessionnelles et, surtout, l’énergie et l’effort que la victime d’un TOC déploie pour le combattre.

Symptômes
Le plus caractéristique est le rituel compulsif, soit comportemental (vérifier la porte fermée), soit mental (répéter les mêmes mots), qui va prendre une ou plusieurs heures par jour. Le TOC finit toujours par avoir une influence négative sur les activités scolaires, professionnelles et relationnelles de l’individu. La compulsion n’est pas directement reliée à l’obsession : une personne atteinte d’un TOC, comme son entourage, ne fera pas toujours le lien entre, par exemple, son angoisse de séparation et son rituel de récurage.
C’est pourquoi, qu’il s’agisse d’un enfant, d’un adolescent ou d’un adulte, il est important de garder à l’esprit que ceux qui souffrent de cette pathologie ne peuvent éviter de reproduire actes et pensées obsessionnels. Certains iront même jusqu’à une hospitalisation ou perdront leur emploi. Néanmoins, beaucoup apprennent à vivre avec et, parfois, réussissent même à cacher leur rituel à leur entourage.

Toc en stock
Voici quelques exemples des TOC les plus répandus :

L’obsession de l’ordre ou de la symétrie
Elle conduit à ranger invariablement les mêmes étagères, à ordonner la disposition des objets d’une manière systématique que seule la victime d’un TOC connaît. Le moindre déplacement entraîne immédiatement une inquiétude chez le malade qui doit remettre chaque chose à sa « bonne » place.

La crainte des germes et de la contamination
Les femmes sont plus touchées que les hommes par cette angoisse provoquant un irrépressible besoin d’éradiquer la saleté et les microbes, avec une phobie de la contamination et de la souillure. Ce TOC oblige à se laver les mains de façon exagérée, empêche d’avoir tout contact avec les autres ou incite l’individu à tout récurer en permanence.

Les pathologies aux conséquences pénales et financières
Que ce soit le jeu proprement dit qui conduit à la ruine matérielle et affective, la pyromanie où l’amour du feu peut aller jusqu’à devenir pompier volontaire, la fièvre acheteuse ou encore la kleptomanie avec un besoin irrépressible de voler, tous ces comportements sont des TOC.

Le doute permanent
A-t-on bien fermé la porte à clé, éteint le gaz ? Autant de questions cent fois posées et répétées qui envahissent la victime et la poussent à vérifier constamment si ces gestes ont bien été effectués. Ce TOC, qui paraît davantage toucher les hommes, contraint les personnes affectés à se repasser continuellement les détails de leurs actions, à examiner le soir ce qu’ils ont fait, dit et pensé durant la journée.

Origine
Plusieurs pistes neurobiologiques sont envisagées, comme les dysfonctionnements des systèmes de neurotransmetteurs – sérotonine, dopamine, vasopressine – ou du système reliant le cortex préfrontal et le système limbique. La recherche étudie également une possible cause infectieuse chez les enfants présentant un TOC après une maladie. Quant aux facteurs familiaux et génétiques, ils sont fortement suspectés mais sans réelle preuve à ce jour.

Traitements
Le soutien médical
La première chose est de reconnaître et d’extérioriser le TOC. Surtout chez les enfants où l’aide et la lucidité des parents sont indispensables. L’association de la thérapie comportementale et cognitive et d’une prise médicamenteuse offre à cet effet des perspectives encourageantes.

Le soutien des proches
Qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte, il convient de reconnaître la souffrance de la victime d’un TOC et non de juger, ou de culpabiliser, ce qui provoque une augmentation du stress et un renforcement des rituels. Les rechutes n’impliquent pas obligatoirement un retour de la maladie mais plutôt que les facteurs stress, excitation, fatigue ou maladie ont pu passagèrement ralentir les progrès ou entraîner une régression.

Les suites de couches – un retour à la normale en six semaines

Les suites de couches englobent la période allant de la fin de l’accouchement à la date de retour des règles, signe de rétablissement de la fonction ovarienne. Théoriquement, si la femme n’allaite pas, ce retour de couches à lieu environ six semaines après la naissance, le temps que le corps retrouve son équilibre hormonal. Si la femme allaite, il aura lieu à la fin de l’allaitement.

Rétractation de l’utérus

Dès la fin de l’accouchement, c’est-à-dire après l’expulsion du placenta (délivrance), l’utérus qui mesurait 6 à 8 cm avant la grossesse commence immédiatement à se rétracter et à diminuer de volume (involution de l’utérus). Il retrouve progressivement sa taille initiale grâce à des contractions appelées tranchées. Ces contractions utérines, surtout douloureuses dans les premières 48 heures, persistent pendant dix à quinze jours. Elles sont de plus en plus fortes au fil des grossesses, les fibres musculaires ayant été distendues à plusieurs reprises. Leur intensité augmente également en cas d’allaitement, la succion du mamelon stimulant la sécrétion d’ocytocine, une hormone qui agit sur la montée de lait et stimule la contraction de l’utérus. Les tranchées ont l’avantage d’écarter tout risque d’hémorragie : elles compriment en effet les vaisseaux sanguins qui se sont ouverts au passage du bébé.

Saignements
Les lochies
L’involution utérine s’accompagne de saignements appelés lochies. Ces pertes de sang, rouges puis roses et enfin marron durent plusieurs jours, parfois deux ou trois semaines après l’accouchement. Elles proviennent de l’élimination des déchets de la muqueuse utérine et des vaisseaux qui alimentaient le placenta pendant la grossesse. C’est également le signe que la cicatrisation du col de l’utérus est en cours. Surtout abondants au cours des 72 premières heures suivant l’accouchement, ces écoulements se tarissent naturellement au bout de quelques jours (sept à dix jours en moyenne). Chez certaines femmes, ils peuvent se poursuivre jusqu’au retour de couches.

Le « petit » retour de couches
Une douzaine de jours après l’accouchement, survient parfois ce que les spécialistes appellent le « petit retour de couches » : l’écoulement redevient sanglant pendant 48 heures. Ce petit retour de couches, qui n’a rien à voir avec la réapparition des règles, peut se confondre avec les lochies et passer inaperçu.

Le retour de couches
Après la naissance, si la mère n’allaite pas, le système hormonal se remet doucement à fonctionner, sécrétant à nouveau des œstrogènes et de la progestérone. À la fin du cycle, c’est-à-dire six à huit semaines après l’accouchement, la chute du taux de ces hormones dans le sang déclenche les règles. C’est le retour de couches. Si la mère allaite, ce retour de couches se produit plus tard.

Montée de lait
Elle est toujours précédée par la production de colostrum, un écoulement jaunâtre qui peut débuter parfois avant la naissance, dès le quatrième mois de grossesse. Concentré d’éléments nutritifs et d’anti-corps protecteurs, le colostrum est indispensable pour le nouveau-né. La montée de lait proprement dite intervient généralement 2 à 3 jours après l’accouchement, le temps que la prolactine, qui participe à la synthèse du lait, et l’ocytocine fassent leur œuvre. Les seins augmentent considérablement de volume. Ils deviennent aussi beaucoup plus durs et chauds. Lorsque la femme ne souhaite pas allaiter, des médicaments permettent de bloquer la montée de lait.

Les problèmes liés au vieillissement – les effets de l’âge sur l’organisme

Le vieillissement du corps, des organes et de leurs
fonctions est inéluctable. Toutefois, comprendre ses effets permet de les prévenir en partie. L’enjeu étant, dans un pays où l’espérance de vie moyenne est 74 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes, de conserver au maximum ses facultés physiques et mentales.

Mécanisme
Le vieillissement normal des tissus de l’organisme, la sénescence, est un phénomène physiologique, progressif et irréversible, lié à l’interaction de nombreux éléments.

Les facteurs génétiques
Nous ne sommes pas égaux face au vieillissement. Nos gènes déterminent la vitesse de la dégradation de notre organisme et la durée maximale de notre vie, évaluée à 120 ans pour l’espèce humaine. Seules les lignées de cellules cancéreuses, dont le nombre de divisions n’est plus limité par les gènes, sont théoriquement immortelles.

Les radicaux libres
Ces molécules, présentes dans certaines cellules, possédent en périphérie un ion électrique isolé, pouvant se libérer facilement. Très instables, à la fin de chaque réaction chimique cellulaire, elles se fixent et endommagent les protéines, les membranes ou le matériel génétique. Leur trop grande accumulation accélère le vieillissement .

Autres agents
Des facteurs hormonaux (baisse des hormones sexuelles, de la DHEA), immunitaires, alimentaires (excès de sucres, de graisses saturées) et environnementaux (pollution, abus de soleil) jouent aussi sur la sénescence.

Effets physiques
Avec l’âge, la part active de chaque organe diminue pour faire place à du tissu adipeux, ou fibreux inactif. Ce phénomène s’observe dès 25 ans dans les muscles ou le cœur, mais s’accélère après 50 ans.

Le cerveau
Entre 20 et 85 ans, il perd 12 % de son volume entraînant :
• une coordination motrice affaiblie,
• une dimution des fonctions d’apprentissage et de stockage de la mémoire des faits nouveaux,
• une baisse de l’impact des émotions sur la pensée,
• une altération du goût et de l’odorat..

Les vaisseaux
Un durcissement (artériosclérose) diminue leur élasticité et leur adaptation à l’effort ou au stress ; diverses maladies (hypertension, excès de cholestérol, troubles immunitaires) accélèrent leur détérioration.

Le cœur
Il perd lentement sa puissance et sa capacité à s’adapter à l’effort par des battements plus rapides ou plus puissants.

L’appareil digestif
Toutes les sécrétions du foie, du pancréas et de l’intestin sont réduites. Les aliments, moins bien digérés, sont plus mal absorbés par l’intestin, phénomène accentué par les problèmes dentaires. La constipation par baisse de motricité (paresse intestinale) devient plus fréquente.

Les reins
Entre 40 et 80 ans, ils perdent la moitié de leur néphrons. Ils peinent à épurer le sang de ses déchets et à assurer une autre fonction essentielle : le maintien de l’équilibre sels/eau. Enfin, l’atrophie des muscles de la vessie favorise l’incontinence.

L’appareil locomoteur
Entre 30 et 70 ans, on perd 30% de sa masse osseuse et la moitié de sa masse musculaire active. L’ostéoporose menace les os de fractures. Dès 25 ans, les muscles perdent de leur vitesse et de leur puissance de contraction (1% par an).

L’appareil génital féminin
Dès 50 ans, avec la ménopause, tous les organes s’atrophient, la lubrification vaginale est très réduite et les sécrétions hormonales cessent dans les ovaires. La reproduction n’est plus possible.

L’appareil génital masculin
Il reste fertile très longtemps, mais les érections sont moins fermes, moins rapides et moins répétitives. L’hypertrophie de la prostate, courante après 70 ans, gêne les fonctions urinaires et génitales.

Les effets psychiques
Le vieillissement du cerveau retentit sur le psychisme et les facultés mentales, mais avec une intensité très variable d’un individu à l’autre. Si le 3ème âge correspond à une longue période marquée par une vie parfaitement active et indépendante, le 4ème âge commence avec la perte d’autonomie physique et/ou psychique, nécessitant une aide quotidienne ou un placement en institution.

La personnalité
Les psychologues décrivent 5 grands types de personnalités liées au vieillissement, plus ou moins présentes chez chacun :
• Le mature est actif, tolérant et il s’adapte parfaitement à son évolution.
• Le pantouflard est passif, dépendant, indulgent envers lui-même et utilise son âge pour valoriser son inactivité.
• Le blindé est mentalement rigide, a peur de la déchéance et s’enferme avec délices dans ses souvenirs de « jeunesse ».
• Le mécontent est amer, méfiant, intolérant, agressif et pessimiste, anxieux face à la mort ; il en veut au monde entier de son état et de ses échecs.
• Le déprécié est dépressif, insatisfait de sa vie, sans estime de soi et envahi de regrets sur le passé ; il envisage la mort comme une délivrance ou une finalité.

Les troubles mentaux
L’anxiété, les troubles de la mémoire, de l’humeur ou du comportement accompagnent la dégradation des fonctions intellectuelles du très grand âge. La maladie d’Alzheimer est une démence progressive et irréversible alors que d’autres démences, liées à un accident vasculaire cérébral ou à un traumatisme, sont plus subites. Il existe aussi des démences réversibles, liées à des intoxications ou à des carences alimentaires par exemple.

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