La vaccination consiste à doter l’organisme d’un ensemble de mécanismes de défense durables contre un corps étranger , à l’immuniser contre une maladie définie. Elle a permis l’éradication de la variole , une très forte régression de maladies infantiles graves. Surtout, elle est porteuse d’espoir contre les fléaux de ce siècle que sont le cancer ou le sida.

Le principe
La vaccination
Le vaccin est un germe microbien auquel on a fait perdre tout ou partie de son pouvoir pathogène, avant de l’injecter  dans le corps du patient. Il ne provoque pas la maladie mais, en réaction à leur absorption par les cellules macrophages, les lymphocytes B, globules blancs du système immunitaire, préparent une contre-attaque et se transforment, en grand nombre, en plasmocytes pour secréter une protéine spécifique : l’anticorps. Celle-ci diffusée dans l’organisme va neutraliser le microbe inoculé, appelé antigène . Il reste ensuite, au coeur du système immunitaire, des lymphocytes B mémoire qui, comme leur nom l’indique, gardent en mémoire l’anticorps spécifique à la maladie concernée.

La réaction immunitaire
En cas de contamination ultérieure par le même antigène, les lymphocytes B mémoire entrent automatiquement en lice, formant un véritable bouclier sanitaire pour protéger l’organisme tandis que le système immunitaire produit massivement de nouveaux anticorps appropriés jusqu’à atteindre le taux suffisant pour vaincre l’infection.

Les différents vaccins
• Les germes tués ou inactivés (coqueluche et grippe) nécessitent des injections répétées et des rappels pour perpétuer l’immunité.
• Les germes vivants atténués (R.O.R, polio, tuberculose). Une seule injection suffit.
• Les anatoxines (diphtérie, tétanos) sont utilisées lorsque la toxine d’un germe est l’agent pathologique principal. Plusieurs injections sont nécessaires.
• Les antigènes (hépatite B) ne contienent que les constituants de l’agent infectieux nécessaire à l’immunité. Ainsi, le vaccin de l’hépatite B, ne contient que des protéines situées à la surface du virus. Cette dernière technique, qui n’utilise qu’un fragment sans danger du microbe, sera de plus en plus utilisée pour les vaccins du futur.

Durée d’action
Elle est en moyenne de :
• 1 an pour la grippe.
• 3 ans pour la typhoïde ou la méningite.
• 10 à 20 ans pour le tétanos, la diphtérie ou la coqueluche.
• 30 à 50 ans pour la rubéole, les oreillons ou l’hépatite B.
Au-delà , les effets du vaccin diminuent. Une nouvelle injection dite « rappel » est nécessaire pour prolonger l’immunité.

En pratique
Les vaccins s’administrent par injection sous-cutanée ou intramusculaire. La vaccination par voie orale (poliomyélite) ou cutanée (ancien BCG) est abandonnée en France, celle par voie nasale (grippe) n’est pas encore au point.

Les vaccins combinés
Si certains vaccins s’injectent seuls (BCG, typhoïde, fièvre jaune, grippe, pneumocoque, méningocoque, hépatite A, hépatite B), d’autres, sont combinés :
• vaccins bivalents : DT (diphtérie-tétanos), hépatites A et B.
• vaccins trivalents : DTP (diphtérie-tétanos-poliomyélite), ROR (rougeole-oreillons-rubéole).
• vaccin tétravalent : DTP + coqueluche.
• vaccin hexavalent : DTCP + hépatite B + Haemophilus HIB.

Les contre-indications
Exceptionnelles, les principales sont :
• un déficit immunitaire congénital ou acquis, à la suite de greffes (vaccins vivants atténués) .
• une allergie antérieure au même vaccin, ou au blanc d’œuf (vaccins contre la grippe, la fièvre jaune, les oreillons, la rougeole) ,
• une grossesse, une infection aiguë, une crise d’allergie (vaccins vivants atténués).

Les effets secondaires
Chaque vaccin présente des risques d’effets secondaires rares et généralement mineurs, comme une petite réaction locale ou un peu de fièvre ; parfois on note une réaction plus spectaculaire comme l’allergie. Les cas les plus graves sont d’exceptionnelles maladies musculaires dues à la présence d’aluminium, indispensable pour stabiliser certains vaccins.

Les bénéfices
La mémoire collective commence à oublier les épidémies de croup («diphtérie»), de variole ou de poliomyélite comme celle qui frappa le Bassin parisien en 1954. Le recul des vaccinations dans certains pays en guerre montre pourtant que la menace est toujours présente.

Les bénéfices individuels
La protection individuelle est variable d’une maladie à l’autre, de 60 % pour la typhoïde à 98 % pour la diphtérie ou le tétanos. Mais si la maladie apparaît quand même, elle est souvent atténuée, dans le cas de la grippe par exemple. Dans celui de la rubéole, le vaccin ne sert pas à protéger contre une maladie, mais contre les conséquences dramatiques de cette maladie sur le bébé quand elle se déclare pendant une grossesse.

Les bénéfices collectifs
Pour les maladies à transmission humaine, la vaccination généralisée fait reculer, voire disparaître, le mal (variole depuis 1977, poliomyélite dans les années à venir). La fréquence de la rougeole, des oreillons, des méningites et otites à Haemophilus, des diphtéries a chuté de manière spectaculaire, même chez les rares personnes non vaccinées.

Se faire vacciner n’est pas seulement un acte individuel, c’est aussi un acte citoyen.

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